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Sports

Ligue 1 – RDC : deux rencontres captivantes au Kivu pour clôturer l’année 2024

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Le championnat national de football Linafoot D1 de la République Démocratique du Congo promet des affiches captivantes pour clôturer l’année 2024 et la phase aller de la saison (2024-25). Deux matchs phares attireront l’attention des fans ce samedi 28 décembre :

AS Dauphin Noir vs AS Vita Club

Le Stade de l’Unité à Goma sera le théâtre d’un duel entre l’AS Dauphin Noir et l’AS Vita Club. Les locaux, en quête de rédemption après leur défaite face à l’AC Kuya (2-0), tenteront de se relancer contre des Kinois en pleine forme. Vita Club, malgré un début de saison difficile, s’est bien repris et ambitionne de poursuivre sur sa lancée. L’équipe séjourne à l’hôtel Cap Kivu et s’entraînera au stade de l’Unité ce vendredi en préparation du choc prévu à 15h00.

FC Étoile du Kivu vs DC Motema Pembe

Au même moment, le Football Club Étoile du Kivu recevra le DC Motema Pembe (DCMP) au Stade de la Concorde à Kadutu. Les Immaculés, après leur victoire 2-1 dans le derby contre l’OC Renaissance, espèrent capitaliser sur cette dynamique positive. Ayant effectué une escale à Goma avant de rejoindre Bukavu depuis tôt le matin de ce vendredi, le DCMP veut s’imposer dans une rencontre où chaque point est crucial pour améliorer sa position au classement.

Ces confrontations marquent la fin d’une première moitié de saison riche en émotions dans cette 30e édition de la Linafoot D1. Les supporters attendent de voir quelles équipes finiront l’année en beauté.

Cedrick Sadiki Mbala

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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