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Liberté de parole ou abus ? Le CSAC accuse Louis France Kuzikesa de CML13 TV de franchir la ligne rouge 

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Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) hausse le ton. Pour la seconde fois, l’organe de régulation somme CML13 TV de comparaître, pointant de graves manquements observés dans l’émission Libre Opinion. Une nouvelle convocation formelle, datée du 10 avril 2025 (réf. 0123/CSAC/PRES/S.1/TNM/04/2025), a été adressée à Louis France Kuzikeza Ntotila, responsable de la chaîne basée à Kinshasa/Gombe.

Cette relance intervient après l’analyse d’un rapport circonstanciel (N°016/CSAC/SMM/COORD/03/2025) daté du 15 mars, qui portait sur la couverture médiatique de la situation sécuritaire à l’Est du pays. La première convocation étant restée sans réponse satisfaisante, le CSAC durcit le ton.

Le document exige la comparution de Louis France Kuzikeza ce lundi 14 avril à 11h précises, au siège du CSAC, Immeuble Likasi, Place Le Royal, 2e niveau, commune de Gombe. L’organe reproche à Libre Opinion des « manquements » jugés contraires à la Loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011 (articles 5, alinéa 2, et 6), en lien avec la diffusion d’informations inexactes, déséquilibrées ou troublant l’ordre public.

En parallèle, le CSAC évoque aussi des violations du Code de déontologie du journaliste en RDC, notamment les articles 5 et 11, qui rappellent les obligations fondamentales de vérification, d’impartialité, de respect de la dignité humaine et d’abstention de tout discours incitant à la haine ou à la violence.

Et l’institution ne tergiverse pas : « Le refus persistant de présenter vos moyens de défense à la date indiquée vous expose à des sanctions plus lourdes conformément à la Loi », avertit le document.

Souhaitant une transparence totale, le CSAC a adressé copie de cette convocation à plusieurs acteurs majeurs du secteur, dont le président de l’UNPC (Union Nationale de la Presse du Congo) et le secrétaire général de JED (Journalistes en Danger).

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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