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Libération de l’ex ministre Willy Bakonga : beaucoup d’enseignants s’en réjouissent sur les réseaux sociaux !
C’est dans la soirée du jeudi 25 novembre 2021, que l’ex ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique a quitté la prison centrale de Makala, où il purgeait une peine.
Arrêté à Brazzaville, le mardi 20 avril 2021, Willy Bakonga Wilima a été extradé à Kinshasa, puis jugé en procédure de flagrance par la Cour de cassation, pour transferts frauduleux par dissimulation des sommes de quatorze et de trente mille usd.
Reconnu coupable de blanchiment d’argent par ladite Cour, il avait écopé de trois ans de servitude pénale et d’une amende de nonante mille usd, le vendredi 30 avril 2021.
Sa libération intervient dans les conditions non encore clarifiées. Certaines sources évoquent l’hypothèse d’une grâce présidentielle dont aurait bénéficiée l’ancien patron de l’EPST.
Signalons que cette libération vient de provoquer des réactions mitigées de la part de certains enseignants, à travers les réseaux sociaux.
Beaucoup sont ceux qui saluent cette relaxation, en soutenant que son départ à la tête du Ministère de l’EPST a occasionné un recul dans le processus de la gratuité de l’enseignement primaire, en République Démocratique du Congo.
Ils en veulent pour preuve, deux faits majeurs, à savoir : la problématique du champ d’application de la gratuité et la mécanisation des enseignants dits N.U.
Déjà à l’époque, disent-ils, Willy Bakonga avait soulevé le problème de la limitation de la gratuité à l’école primaire.
Malheureusement, il avait été mal compris et a été jugé de vouloir torpiller la gratuité, qui est une vision chère du Président Félix Tshisekedi, lui étant membre d’une autre famille politique.
Aujourd’hui, l’histoire lui donne raison. Une note circulaire du Ministre de l’EPST a été signée au début du mois de novembre 2021, limitant la gratuité à l’école primaire.
Concernant la mécanisation des Nouvelles Unités, après leur identification au nombre de 144.944 en février 2020, 58.000 du primaire avaient été régularisés au mois d’octobre de la même année.
Depuis lors, plus de 66.000 du secondaire, sans évoquer celles des bureaux gestionnaires, continuent à faire du bénévolat dans les écoles.
Certains observateurs avertis soutiennent que le principe de la continuité de l’Etat, se porte très mal au pays.
Les hommes passent, mais les Institutions restent, dit-on.
Ce qui n’est pas en RDC, où les hommes passent, les Institutions aussi. Il est rare de voir un ministre perpétuer l’œuvre laissée par son prédécesseur.
Chaque ministre qui arrive à la tête d’un portefeuille de l’Etat, commence par faire table rase, cherchant à marquer son temps avec ses propres projets.
Aujourd’hui, concernant la question des enseignants N.U, à titre d’exemple, en dépit du fait qu’ils avaient déjà été identifiés par le SECOPE à la période de Willy Bakonga, une autre identification est annoncée, après les négociations de Mbuela Lodge à Kisantu.
C’est du recul, estiment beaucoup d’enseignants Nouvelles Unités, qui continuent à prendre leur mal en patience et qui soutiennent que cette nouvelle opération n’aurait pas eu du sens avec Willy Bakonga comme Ministre de l’EPST.
Jules KISEMA/Congoprofond.net.
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
