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Liaison «Cap au Caire»: Liquid Telecom va investir 400 millions USD dans l’infrastructure réseau et les centres de données en Égypte
Liquid Telecom, groupe panafricain de télécommunications, a annoncé qu’il va investir 8 milliards de livres égyptiennes (400 millions USD) en Égypte dans les trois ans à venir. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un grand partenariat avec Telecom Egypt, qui comprend une infrastructure réseau et des centres de données.
L’investissement a été effectué pendant une cérémonie de signature entre les deux entreprises, le samedi 8 décembre, lors du Forum Africa 2018. Cet accord historique a été signé par Ahmed El Beheiry, directeur exécutif et PDG de Telecom Egypt, et par Strive Masiyiiwa, président exécutif du groupe Econet, société mère de Liquid Telecom.
Telecom Egypt utilisera le réseau pour connecter les entreprises égyptiennes au reste de l’Afrique, tout en s’associant à Liquid Telecom pour construire des centres de données dans toute l’Égypte.

Après avoir fait un investissement initial de 50 millions de dollars dans les centres de données et les services cloud, Liquid Telecom prévoit d’investir 350 millions de dollars supplémentaires dans des initiatives d’inclusion financière et à haut débit, ainsi que dans des centres de données à forte capacité. Ces centres présenteront de nombreux points communs avec certains des meilleurs centres de données de leur catégorie en Afrique du Sud.
Cet investissement de 400 millions de dollars permettra à Liquid Telecom de consolider fortement sa place de fournisseur de solutions de connectivité et de cloud en Afrique du Nord, qui offre aux entreprises de la région des services de réseau et de centre de données de premier plan. Grâce à son offre de centres de données, « Africa Data Centres » (ADC), Liquid Telecom facilite l’essor du cloud en Afrique en étant la première entreprise à fournir une plate-forme de services cloud à l’échelle locale, sur de nombreux marchés.
Selon M. Strive Masiyiwa, président exécutif du groupe Econet, la société mère de Liquid Telecom, la prochaine mission consiste à achever une liaison entre Le Caire et Dakar au Sénégal, en passant par le Soudan, le Tchad et le Nigeria, ainsi que le reste de l’Afrique occidentale. « Nous avons déjà traversé l’Afrique d’Est en Ouest en passant par le Soudan et le Tchad. Nous sommes arrivés à la frontière nigériane et nous espérons atteindre Abuja d’ici la fin janvier, à temps pour le Sommet de l’Union africaine (UA). Nous aimerions atteindre Dakar avant que le président Al-Sisi ne termine son mandat », a-t-il déclaré.
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
