Actualité
Lettre ouverte au nouveau ministre des sports : un défi de taille l’attend
Récemment nommé à la tête du ministère des Sports, Didier Bidimu fait face à une lourde tâche. Dans une lettre ouverte, un passionné Désire Rex Owamba de sport congolais dresse un constat sans appel de la situation délicate du secteur sportif dans le pays.
Infrastructures vétustes, manque de financement, gouvernance défaillante des fédérations… Autant de chantiers prioritaires qui attendent le nouveau ministre, s’il veut permettre au sport congolais de renouer avec le succès.
« Le sport congolais traverse une période difficile », écrit l’auteur de la lettre. « Des infrastructures qui tombent en ruine, un sous-investissement chronique, une absence de politique sportive ambitieuse… Il faudra tout remettre à plat pour permettre à notre jeunesse de s’épanouir pleinement. »
Parmi les défis majeurs identifiés, la rénovation et la construction de nouvelles infrastructures sportives modernes arrivent en tête. « C’est un préalable indispensable, dans les grandes villes comme dans les zones rurales », souligne le passionné.
Le financement du sport fait également partie des priorités. « Trop longtemps, le sport congolais a souffert d’un manque cruel d’investissements. Il faudra revoir en profondeur le système de financement, avec une augmentation substantielle des budgets alloués. »
Enfin, la gouvernance des fédérations sportives, « trop souvent gangrénées par les conflits d’intérêts et les pratiques clientélistes », devra être assainie et professionnalisée pour regagner la confiance des athlètes et du public.
Face à ces défis de taille, le nouveau ministre peut compter sur le soutien de tous les passionnés de sport du pays. « Le sport congolais a un immense potentiel, et mérite de retrouver sa place sur la scène internationale », conclut la lettre.
Didier Bidimu saura-t-il relever ces défis et permettre au sport congolais de renouer avec le succès ? Réponse dans les prochains mois.
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Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
