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Lettre ouverte à Madame Judith Suminwa Tuluka, Première Ministre de la République Démocratique du Congo

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Madame la Première Ministre,

Dans le vaste théâtre de l’histoire africaine, ce sont souvent les murmures silencieux des douleurs non résolues qui résonnent le plus fort. La République Démocratique du Congo, notre terre bien-aimée, porte le poids de tragédies qui ne lui appartiennent forcément pas, étant aujourd’hui ballottée par les vents hostiles d’une machination extérieure persistante.

Il est temps d’éclairer ce chapitre sombre avec la lumière de la vérité et de l’action décisive. À la lumière des événements historiques, il est essentiel de préciser que les Congolais ne sont ni les auteurs ni les héritiers de la tragédie irrésolue entre les Tutsis et les Hutus du Rwanda. En 1994, lorsque des nuages terrifiants de haine ont consumé le Rwanda, la République du Zaïre n’était pas complice dans ces événements tragiques.

La dichotomie simpliste entre victimes et bourreaux légitimée par certains dirigeants Rwandais de l’actuel régime aux affaires ne fait que complexifier une réalité déjà douloureuse, éclipsant paradoxalement les pertes de chaque côté. Comme l’histoire le rappelle avec impartialité, la dignité humaine ne saurait être manipulée pour justifier des ambitions souveraines.

L’assassinat des présidents Hutus, Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, dont l’ombre plane encore, ne doit pas servir de prétexte à une réinterprétation égoïste des souffrances collectives. Ces souffrances, qu’elles soient Tutsies ou Hutues, méritent notre respect et non leur instrumentalisation. Mais elles sont d’abord une affaire Rwandaise et non Congolaise.

Madame Judith Suminwa Tuluka, la présence envahissante du Rwanda, qui occupe nos terres depuis trois décennies sous divers drapeaux de l’AFDL, RCD, CNDP, M23 et maintenant RDF-AFC, témoigne d’une urgence à laquelle nous ne pouvons plus fermer les yeux. En tant qu’écrivain, journaliste et chercheur, nous attendons de vous des actions qui confirment notre souveraineté et vérifient nos valeurs.

C’est pourquoi nous vous demandons d’exiger du Rwanda des réponses claires et directes à propos :

De la liste exhaustive des FDLR, apparemment détectés par leurs services en RDC.
Du nombre de FDLR tués, capturés, ou activement recherchés par le Rwanda. Quelles sont les conditions posées quant à leur retrait de notre sol ?
Des opérations, de Bunagana à Bukavu, menées au nom de la « sécurité », et combien de ces forces FDLR le Rwanda prétend viser pour conclure ses avancées militaires ?
Nous ne pouvons plus tolérer l’illusion que nos problèmes sont identiquement superposables à ceux de nos belliqueux voisins. Le transfert de l’instabilité rwandaise au Congo est une stratégie historique à dénoncer, l’objectif des FDLR rempli de malaise—le Rwanda doit chercher ses solutions internes plutôt que d’inciter au chaos extérieur. Paul Kagame doit d’abord dialoguer avec les FDLR à Kigali avant de chercher dissolution ailleurs.

Pour l’honneur des Congolais qui ont souffert en silence, il est temps que notre pays se fasse entendre clairement, abordant ces questions cruciales de manière publique et résolue. Il faut cesser de danser au rythme imposé par un empire de tromperies industrielles et de désinformations professionnelles; au-delà des paroles, entreprenons les actions nécessaires pour rétablir notre dignité.

Avec conviction et espoir,

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya

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Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.

La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.

Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.

Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.

Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.

Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.

Mike Tyson Mukendi

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