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Analyses et points de vue

Lettre aux enfants de la RDC : La déliquescence de la jeunesse appelle à la réflexion (Par Tonduangu Kuezina Daniel)

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Où va notre jeunesse ?    

Où va notre société ? 

Ce qui se passe actuellement en RDC, avec d une part des jeunes qui kidnappent et torturent les gens jusqu’à les mutiler; d’autre part des « Mobondo » qui massacrent leurs semblables, doit nous interpeller…

Notre société a produit des monstres que nous n’arrivons plus à maîtriser…
Quand nous étions au campus,dans les années 80, on les appelait des moineaux…des gamins de la rue inoffensifs dont on disait qu’ ils étaient élevés par leurs mamans car leurs géniteurs ne les avaient pas reconnus…ils mangeaient les restes de nos repas…ils étaient encore mignons….
Dans les années 90, les moineaux font une mutation….ils deviennent des shegués…des « gavroche » kinois…bakobonga na bango , disions- nous car chance eloko pamba…ils étaient encore compatibles avec la vie communautaire…même le griot a chanté à leur gloire !

Puis vient la mutation des années 2000: les shegués deviennent des kulunas… complètement déconnectés de la réalité : ils sont prêts à tout pour survivre…ils ne reconnaissent pas l’ humanité à leurs semblables car ils n’en ont pas eux-mêmes…

Les uns ont essayé de les neutraliser de manière radicale, on a alors parlé de la violation des droits de l’homme, on a fini par les tolérer…une cohabitation imposée…

Est-ce que ce que nous vivons en cette année 2023 à Kinshasa est une œuvre des kulunas ou d une nouvelle espèce mutante qui pourrait avoir des instincts des cannibales…

Seul l’avenir nous le dira…
Pour le moment nous devons nous interroger sur ce que nous avons fait de nos jeunes.

Par Daniel Tonduangu Kuezina

Actualité

Ormuz sous verrou : Les gouvernements ouvrent les vannes, la RDC n’y déroge pas ( Décryptage d’Aldo Kamwanga, Expert du secteur des ressources naturelles et Consultant )

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Le souffle de l’histoire est devenu brûlant. Alors que Donald Trump vient de couper court à tout espoir de désescalade immédiate en annulant le vol de ses émissaires, Jared Kushner et Steve Witkoff, vers le Pakistan, et que Union européenne, réunie en urgence, dresse le constat d’un choc durable né des fronts iranien et ukrainien, la réalité nous rattrape à la pompe.

Le détroit d’Ormuz n’est plus une simple ligne sur une carte maritime ; c’est un garrot qui se resserre sur la gorge de l’économie mondiale. Avec une offre amputée de 20 % en un clin d’œil, le marché ne se contente pas de convulser : il délire. De Paris à Kinshasa, en passant par Nairobi, le pistolet à la pompe ne distribue plus seulement du carburant, il injecte un poison lent : l’inflation.

Les chiffres donnent le vertige et dessinent une géographie de la crise : +15 % sur le diesel au Kenya, +13 % en moyenne dans une zone Schengen où l’Allemagne frôle les 20 %, et un bond de 18 % au Royaume-Uni. Dans cet œil du cyclone, la République démocratique du Congo semble, pour l’heure, jouer les amortisseurs avec une hausse contenue sous les 10 %.

La perfusion : le grand retour de l’État-providence

Face au spectre d’une explosion sociale ( des “gilets jaunes” européens aux émeutes possibles à Luanda ou à Nairobi ) les dogmes libéraux volent en éclats. C’est le retour fracassant des subventions massives, cette “perfusion” financière devenue l’unique rempart, au grand dam des institutions de Bretton Woods.

L’Europe et son “quoi qu’il en coûte” : Bruxelles a ressorti les recettes de la crise sanitaire. La France et l’Allemagne subventionnent leurs secteurs vitaux à bout de bras. L’Espagne renonce à 5 milliards d’euros de recettes de TVA. Même la Belgique mobilise 80 millions d’euros pour éviter la paralysie des ménages les plus fragiles.

L’Afrique, elle, est au pied du mur : ici, on ne gère pas, on pare au plus pressé. Si Nairobi divise sa TVA par deux, Kinshasa opte pour l’électrochoc : une TVA à 0 %. L’objectif est autant politique qu’économique : bloquer l’effet domino avant que le moteur de l’économie réelle ne se grippe.

Le paradoxe du raffinage : dépendance africaine, repli européen

C’est ici que le bât blesse, et Organisation des producteurs de pétrole africains ne s’y trompe pas. Le paradoxe est cruel : l’Afrique déborde de brut, mais manque de produits finis.

Le constat dressé le 17 avril lors d’un webinaire de African Energy Commission est sans appel : sans une capacité de raffinage locale d’au moins 150 000 barils par jour et par région, le continent restera otage des soubresauts mondiaux.

Comme l’a souligné Lerato Mataboge, cette dépendance ( jusqu’à 80 % d’essence importée ) constitue une menace directe pour la souveraineté des réserves de change.

Pendant ce temps, l’Europe réduit ses capacités. Sous la pression de normes environnementales strictes et de la fin programmée du moteur thermique à l’horizon 2035, les raffineries ferment ou se transforment. L’exemple de Grandpuits illustre ce basculement : une victoire écologique, mais un affaiblissement stratégique à court terme.

Cap sur le 8 mai : Addis-Abeba, l’heure de vérité

Le prochain sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ne sera pas une réunion de plus. Il doit marquer une riposte systémique.

Réserves stratégiques, interconnexion énergétique, accélération du solaire : le plan existe. En 2026, la transition énergétique n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’indépendance ne se proclame plus, elle se construit.

Aldo Kamwanga/Expert et Consultant 

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