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« Les USA sont avec F. Tshisekedi dans ses efforts d’éradiquer la corruption… » (Mike Hammer, ambassadeur)
Répondant aux questions des journalistes lors de sa visite aux installations de CONGOPROFOND.NET, ce lundi 31 août, l’ambassadeur américain, Mike Hammer, a précisé que les États-Unis sont intéressés par la vision du Chef de l’État Félix Tshisekedi et apportent leurs contributions dans plusieurs secteurs notamment : la santé, la lutte contre la corruption et la sécurité.
Concernant la santé, Mike Hammer a révélé que pour soutenir la lutte contre la maladie à virus Ebola, les USA ont décaissé 600.000.000$ et ont déjà donné 30.000.000 pour la lutte contre la Covid-19. » Nous avions suivi et continuons à suivre de près la situation sanitaire en RDC et le peuple américain se tiendra toujours aux côtés des Congolais. Je vais me rendre dans un plus bref délai à l’Équateur où sévit l’Ebola qui tue la population », a fait savoir le diplomate.
Abordant la question sur la lutte contre la corruption, Mike Hammer a montré sa grande satisfaction quant à la volonté du chef de l’État congolais de lutter contre cette « maladie ».
« Les États-Unis sont donc prêts à accompagner le président Tshisekedi dans sa vision de lutter contre la corruption. Les départements américains de la Justice, du Trésor et d’autres services importants sont prêts à apporter leur soutien. S’il y a des avancées significatives dans ce domaine, plusieurs entreprises américaines viendront s’installer en RDC et des emplois seront créés. Pour changer l’avenir du pays, il y a nécessité de mettre fin à ce fléau de la corruption… », a-t-il affirmé.
Foncièrement opposé à la traite humaine, l’ambassadeur Michael Hammer a rappelé avoir lancé il y a quelques jours, à Kinshasa, un nouveau programme
triennal de 3 millions de dollars de l’Agence américaine pour le développement international
(USAID) pour lutter contre la traite des personnes. L’Organisation internationale pour les
migrations (IOM) gère ce programme en coordination avec le programme national du
gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) visant à traduire les trafiquants
en justice et à protéger les victimes.
Notons que la traite des personnes, également connue sous le nom d’esclavage moderne ou de traite des êtres
humains, comprend à la fois la trafic sexuel et le travail forcé.
Pour lui, enfin, la meilleure façon de prévenir la traite est de demander des comptes à ceux qui en sont
responsables et de mettre fin à l’impunité pour ce crime odieux.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
