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Les sénateurs congolais appellent les USA à un partenariat constructif fondé sur le respect des conventions diplomatiques

 

Dans une correspondance du 17 août 2020 adressée au département d’État américain et au Trésor américain, la Commission Relations extérieures du Sénat américain avait estimé que les USA devraient se concentrer sur le démantèlement du « système kleptocratique » de l’ancien régime dirigé par Joseph Kabila. D’après ce collectif des sénateurs américains, près de 18 mois après l’entrée en fonction du président Félix Antoine Tshisekedi à la tête de la RDC, la nouvelle direction du pays n’a pas encore véritablement freiné la corruption de haut niveau suite à l’emprise des dirigeants de l’ancien régime.

En réaction, la commission des Relations Extérieures du sénat congolais appelle les USA à un partenariat franc, constructif fondé sur le respect des conventions diplomatiques.

« Autant, nous nous interdisons d’interférer dans les affaires internes d’autres États, en particulier les USA, autant nous sommes en droit d’attendre de ces pays un comportement réciproque », disent-ils dans une correspondance adressée ce vendredi 21 août 2020 au Département d’État américain et Trésor Américain, avec copie pour information à Jeanine Mabunda, Thambwe Mwamba et l’ambassadeur des USA en RDC.

D’après le même document, les sénateurs membres de la commission des relations extérieures du Sénat ont rappelé que la lutte contre la corruption a débuté depuis de l’époque de Joseph Kabila Kabange. ils se disent mobiliser à mener cette lutte jusqu’au bout, tout en encourageant le gouvernement de la République sous la direction du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi à accentuer les efforts déjà consentis par Joseph Kabila.

« En vertu de ses prérogatives constitutionnelles, le parlement congolais est pleinement mobilisé dans la lutte contre la corruption et encourage le gouvernement, sous l’arbitrage du président Félix Tshisekedi, à poursuivre et à accentuer les efforts déjà consentis dans ce sens sous le mandat de Joseph Kabila, notamment l’opération dite tolérance-zéro ainsi que la mise en place d’un conseiller spécial et d’un service technique ad hoc en charge de la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent », ont fait remarquer Francine Muyumba, Jérôme Bikenge, Jean de Dieu Moleka, Léonard She Okitundu, Diedonnette Mungwananjo, Boni Mwawatadi et Massai Sanguma membres de la commission des Relations Extérieures du Sénat.

Ces élus des élus rappellent que depuis 2006, la RDC a connu des avancées significatives en matière électorale au point de devenir une référence dans la région après la première alternance pacifique et politique au sommet de l’État.

« Chaque cycle électoral constitue une occasion de perfectionnement de son processus », ont-ils souligné.

Se référant à la considération de la République démocratique du Congo, les sénateurs congolais ont rappelé la nécessité de mener des réformes que dans le cadre institutionnel.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET