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Les sanctions magnifient la corruption et l’inadéquation au cœur du M23 et du Rwanda : Un spectre qui plane sur la RDC
Dans un contexte international où les droits humains sont devenus une monnaie d’échange, les sanctions infligées aux individus sanctionnés en lien avec le RDF/M23 et l’État rwandais montrent à quel point une poignée d’hommes peuvent plonger une nation entière dans l’instabilité et le conflit. Le coup d’envoi au bal des accusés est donné par le gouverneur illégal Joseph Musanga Bahati.
Nommé en janvier 2024 par le RDF/M23, Joseph Musanga Bahati, cet architecte de l’administration parallèle est le trait d’union entre la nébuleuse de l’illégalité et la morsure du conflit armé. Qui aurait cru que la souveraineté de la République Démocratique du Congo puisse être foulée aux pieds par un homme qui n’a aucun droit d’exercer un quelconque pouvoir?
Mais notre tour d’horizon ne s’arrête pas là. Bertrand Bisimwa, le chef auto-proclamé du RDF/M23, se distingue comme le maestro d’une symphonie de violence, orchestrant des violations des droits humains avec la maestria d’un chef d’orchestre. Son nom est devenu synonyme de chaos, une référence illustre à l’instabilité qui gangrène le pays. Il arrivera à Luanda ce 18 mars 2025 avec son nouveau statut de sanctionné.
Avec lui, l’acolyte Jean-Bosco Nzabonimpa Mupenzi, le chef adjoint des Finances et de la Production du RDF/M23, se charge de superviser l’économie de cette armée des ombres, tout en formant de nouvelles recrues aux techniques de combat. Un vrai responsable de maison dont le simple frémissement embrase tout un secteur. Du côté des Forces de Défense Rwandaise (RDF) que Paul Kagame a toujours nié d’etre en RDC.
On trouve le général Pascal Muhizi, le metteur en scène des opérations complexes menées en RDC ; un homme qui, depuis août 2023, manoeuvre en coulisse pour prêter main forte au M23, avec un aplomb presque théâtral. Au même titre, Eugene Nkubito, son collègue à la tête de la 3ᵉ division, transforme de réelles intentions militaires en simples fantasmes logistiques, tout en pillant les ressources de l’autre côté de la frontière.
Et pour lier le tout, Ruki Karusisi, un commandant des forces spéciales, se frotte aux mains avec le plan absolu de l’infiltration militaire. Et qui est le véritable bénéficiaire dans cette danse macabre? Francis Kamanzi, le directeur du Rwanda Mines, Petroleum and Gas Board (RMB). C’est celui qui remplit ses poches en exploitant adroitement les minerais pillés, conduisant ainsi à une exploitation digne des plus grandes tragédies économiques.
À travers cette indécente mascarade, la raffinerie d’or Gasabo se profile comme la cerise sur le gâteau : le seul pilier doré du Rwanda, où l’or extrait illégalement de l’est de la RDC se fait transformer en liquidités scintillantes. Un processus qui souffle le chaud et le froid sur le corps économique congolais, laissant derrière lui des cicatrices ineffaçables. Et c’est le Luxembourg qui blanchit l’argent de ce pillage.
Dans cette tourmente, une lueur d’espoir se dessine pour la RDC. Les sanctions, loin d’être de simples mesures répressives, agissent comme un catalyseur d’un changement inéluctable. Elles mettent en lumière l’implication du Rwanda et bouclent la boucle de l’injustice qui règne depuis trop longtemps. Chaque sanction est un pas vers une plus grande reconnaissance de la souveraineté congolaise.
C’est un cri de ralliement pour Kinshasa face à l’érupteur international du M23. Ainsi, les répercussions de ces sanctions ne se limitent pas à des actions symboliques. Elles tiennent le potentiel d’infliger un coup dur à l’économie rwandaise, en intensifiant la surveillance des exportations de minerais et en limitant l’accès aux marchés internationaux. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Paul Kagame a demandé aux rwandais de serrer la ceinture.
Chaque coup de marteau sur la tête de ces acteurs illégaux ne fait qu’accentuer les fissures déjà visibles dans les fondations fragiles de l’économie rwandaise, bâtie sur le pillage et la fraude. Pour la RDC, ce développement annonce une opportunité sans précédent de réaffirmer sa légitimité sur la scène internationale. Avec un levier diplomatique consolidé, le pays peut désormais exiger une application dure et sans relâche de ces sanctions.
Il peut mobiliser ses partenaires internationaux pour faire fléchir le soutien tacite dont le RDF/M23 a bénéficié. Cela pourrait marquer le début d’une dynamique nouvelle, enfin en faveur de l’intégrité territoriale de la RDC et de la paix tant souhaitée. De surcroît, cette situation pourrait déclencher une prise de conscience au sein de la communauté internationale, la poussant à revoir son approche face à ces acteurs nocifs.
L’heure n’est plus à l’indifférence, mais à l’action concertée contre les violations des droits humains et l’exploitation des ressources naturelles dans cette région déjà éprouvée. Alors que les individus sanctionnés se gargarisent de leur pouvoir et leur influence, ils reportent probablement leur regard sur un avenir incertain.
Les données et preuves à l’appui de la culpabilité du RDF/M23 et des généraux rwandais s’accumulent. Elles tissent un réseau d’incriminations qui devrait, espérons-le, aboutir à un jeu de domino d’effets désastreux pour ceux qui ont choisi de mener la danse des ténèbres. Au final, la couverture de cette tragédie humaine ne peut plus durer.
La RDC mérite un avenir où la paix et la justice prévalent sur l’injustice et la violence. Les sanctions sont une étape nécessaire dans cette quête. Mais elles ne doivent pas être la dernière réponse. Le combat pour la souveraineté et la dignité doit continuer, jusqu’à ce que la lumière perce l’obscurité qui a trop longtemps entouré cette belle nation.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades
La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.
Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).
Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet
Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.
Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.
« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.
Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.
Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.
« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.
Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.
Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.
« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.
Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.
Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.
« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.
Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.
« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.
Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
