Société
Les participants des Géopolitiques de Kampala 2022 formels : » L’Afrique a aussi droit au chapitre dans la prise des décisions aux questions mondiales »
La 5e édition de la conférence les Géopolitiques de Kampala s’est clôturée ce mercredi après 48 heures de riches réflexions sur les enjeux mondiaux. C’est près de 50 orateurs et intervenants venus de plusieurs horizons qui ont eu à partager leurs expériences devant un public diversifié et en majorité composé des jeunes universitaires.
Plusieurs questions d’ordres mondiaux ont été ramenées sur la table de discussions et traitées sous une perspective africaine. Il est ressorti de ces discussions comme l’a bien spécifié Xavier Sticker, ambassadeur de la France en Ouganda, qu’il est « important d’impliquer l’Afrique dans les débats géopolitiques » car observe-t-il, l’Afrique « a longtemps été reléguée au second plan » plutôt qu’à la ligne de front.
S’agissant de la santé, par exemple, l’un des orateurs a remarqué que « la pandémie de Covid-19 a révélé les faiblesses des systèmes de santé mondiaux » en relevant le fait que « la réponse collective soulève des questions sur la prévention ».
Abordant dans la même logique, un autre conférencier a affirmé que « la santé mondiale ne peut plus être définie par des frontières physiques, mais plutôt par la recherche ou des partenariats médicaux incluant l’expérience de tous », expliquant qu’en 2019, l’on croyait que le Covid-19 n’atteindrait pas l’Afrique mais qu’en 2020, il était au pied de la porte.
Toujours dans le domaine de la santé, le Dr. Chris Happi observe : « L’Afrique dépend du reste du monde pour les diagnostics, les vaccins et la recherche. » Il a fait des recommandations en ces termes : « Nous devons limiter la fuite des cerveaux et investir davantage dans la recherche africaine coordonnée pour faciliter l’autosuffisance dans le secteur de la santé en Afrique. »
Dans l’ensemble, les conférenciers étaient unanimes dans le fait que l’Afrique a aussi droit au chapitre dans la prise des décisions aux questions mondiales pour des résolutions au bénéfice de l’humanité.
Calquée sur le modèle des Géopolitiques de Nantes, les Géopolitiques de Kampala sont une plateforme interactive qui aborde des questions mondiales. A en croire les organisateurs, la prochaine édition de la conférence les Géopolitiques de Kampala est programmé entre octobre et novembre 2023.
Claudia I. N. @infoclaudia85
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
