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Politique

Les occasions perdues : Le décalage entre la classe politique et le peuple congolais

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Depuis l’aube de son indépendance le 30 juin 1960, la RD Congo a été témoin d’une série d’occasions manquées et d’une fracture grandissante entre sa classe politique et sa population. Alors que l’Histoire convoque la nation à des moments cruciaux, l’élite congolaise a souvent failli à se hisser à la hauteur des attentes du peuple qu’elle est censée représenter.

Cette élite, souvent dépourvue de profondeur et de vision à long terme, a échoué à mener des combats significatifs et à obtenir des victoires tangibles pour le bien-être et la survie du peuple congolais. Au lieu de se consacrer à la construction d’un avenir meilleur pour tous, elle a préféré se perdre dans des querelles de pouvoir, des intérêts personnels et des alliances ambivalentes, parfois criminelles et éphémères.

Les ressources abondantes de la RD Congo, tant naturelles qu’humaines, auraient pu être des leviers pour le développement et la prospérité du pays. Cependant, ces occasions ont été gaspillées par une classe dirigeante plus préoccupée par son propre enrichissement que par le progrès de la nation dans son ensemble. Des nains politiques, aveugles et limités qui sont la risée du monde entier.

Le peuple congolais, quant à lui, a enduré des décennies de misère, de conflits et d’instabilité politique, tandis que ses dirigeants n’ont cessé de décevoir et de trahir sa confiance. Les promesses vides et les discours creux ont remplacé les actions concrètes et les politiques efficaces qui auraient pu transformer la réalité quotidienne des citoyens.

Il est temps pour la classe politique congolaise de se remettre en question, de faire preuve de responsabilité et de courage, et de s’engager réellement en faveur du peuple qu’elle est censée servir. Les leçons du passé doivent être apprises, les erreurs reconnues, et un nouvel horizon d’espoir et de progrès doit être tracé pour un avenir meilleur pour tous les Congolais.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

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Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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