Connect with us

Analyses et points de vue

Les multinationales et la guerre pour le Californium en RD Congo: Pillage des richesses, ignominie mondiale

Published

on

Dans les profondeurs de la RD Congo, un récit sombre se déroule, orchestré par les appétits voraces des multinationales pour le californium, un minerai rare et précieux. Ce minéral, souvent méconnu du grand public, est devenu le symbole d’une guerre insidieuse imposée à ce pays déjà meurtri par des décennies de conflits et d’exploitation.

Alors que les regards du monde sont souvent détournés, les multinationales se livrent à une compétition féroce pour le contrôle des gisements de californium, sacrifiant la paix et la stabilité de la RD Congo au nom du profit. Les conséquences de cette quête effrénée sont dévastatrices : des communautés déplacées de force, des vies brisées, une environnement ravagé.

L’achat d’un gramme de Californium coûte 27 millions de dollars soit 650.000 fois le prix de l’or. C’est la pierre la plus chère au monde. C’est un élément chimique radioactif synthétique. Ses réserves mondiales ne sont que de 5Kg et 90% de ces 5Kg sont synthétisées artificiellement. Seuls deux pays, les USA et la Chine, y parviennent actuellement avec 30 microgrammes par an de production synthétique.

Le Californium est un métal blanc argenté dont la couleur est très proche de l’argent dont les prix sont incomparables. L’utilisation de cette pierre reste secrète à ce jour. Cette guerre pour le californium révèle l’hypocrisie des grandes puissances et le cynisme des entreprises qui exploitent impitoyablement les ressources naturelles en RDC, sans se soucier des souffrances infligées aux populations locales.

La RD Congo, riche en ressources, est devenue le théâtre d’une tragédie silencieuse, où l’avidité des uns fait le malheur des autres. Il est temps de briser le silence et de dénoncer cette exploitation éhontée. Les multinationales doivent être tenues pour responsables de leurs actions et la communauté internationale doit agir pour mettre fin à cette tragédie.

La paix et la justice en RD Congo ne peuvent être sacrifiées sur l’autel du profit. Il est grand temps de mettre un terme à cette guerre pour le californium et de permettre à ce pays de se reconstruire dans la dignité et la stabilité. Nous prenons le risque de partager certaines informations sensibles car c’est le seul moyen de lutter contre l’ignorance coupable de certaine autorités congolaises.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

Published

on

Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

Continue Reading