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Les ministres des Affaires étrangères français et belge accompagnent le Commissaire humanitaire de l’UE à Kinshasa le lundi 8 juin

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L’ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Jean-Marc Châtaigner, a annoncé, l’arrivée lundi prochain en RDC, du Commissaire humanitaire de la Commission de l’Union européenne pour accompagner le pays dans la lutte et prévention contre le covid-19, le virus à Ebola et d’autres épidémies qui sévissent en RDC. Il l’a confirmé lors des échanges, ce mardi 2 juin à Kinshasa, avec le vice-ministre des Affaires étrangères et des Congolais de l’étranger, Raymond Tchedya Patay.

Le diplomate européen a indiqué à l’issue des échanges que le Commissaire européen qui sera accompagné des ministres des Affaires étrangères français et belge rencontrera le Président de la République ,le Premier ministre, le docteur Jean Jacques Muyembe à l’INRB et la Société civile.
« Nous avons discuté ensemble de la préparation de cette visite du Commissaire européen. Nous avons eu un échange extrêmement fructueux, nous avons un dialogue très approfondie avec la RDC dans le cadre de la coopération », a-t-il indiqué.

Quant à l’apport de l’Union européen dans la lutte contre le covid-19 en RDC, Jean-Marc Châtaigner a indiqué qu’il est multiple, très varié et très concret, précisant que l’UE travaille sur la réhabilitation des structures sanitaires de l’hôpital Saint Joseph, et aussi sur la fourniture des matériels et des équipements ainsi des masques à l’ INRB.

L’UE travaille également, a-t-il dit, avec la CENCO, l’église du Christ au Congo, la Société civile pour atteindre toute la population sur la prévention sur le covid-19.

Le diplomate européen a fait savoir aussi que l’UE travaille avec le mouvement citoyen Filimbi pour sensibiliser la population contre le covid-19.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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