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« Les Massacres de Kenge », un livre de Kafinga « Karkouf » en gestation

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L’ancien chef de cité et nouveau député provincial de Kenge, au Kwango, prépare la publication d’un livre sur les massacres de Kenge.

Longin KAFINGA MBUMBA « Karkouf » veut léguer à la postérité un témoignage, son témoignage, sur les événements du 05 mai 1997. Ces mêmes événements, convient-il de souligner, ont déjà été immortalisés par deux auteurs: Odon Bakumba et Joseph Tsudi, deux intellectuels de haut niveau, qui ont relaté les faits sur base des oui-dires. Karkouf veut mettre à la place publique les faits qu’il a personnellement vécus et qui ont marqué sa vie et sa personne.

Karkouf est motivé par les contre-vérités qui entourent présentement les faits. Selon lui, certains politiciens font de ces événements un fonds de commerce politique. Les autres tentent simplement de détourner les faits en murmurant que la bataille de Kenge entre les éléments de la DSP dépêchés par le président Mobutu et la troupe de l’Afdl n’allait pas avoir lieu en plein cité, si des jeunes zélés n’étaient pas aller chercher les rebelles à Masamuna (sur la route de Kikwit). Cela insinue que le massacre de Kenge a été provoqué par lui, à la tête d’un groupe de jeunes de Kenge!

Une autre version assure que des politiciens auraient donné à Karkouf des moyens matériels et financiers pour encadrer les soldats de Kabila et de Mobutu. Un autre jeune dit avoir fait partie d’une délégation qui a adressé une correspondance auprès du Premier ministre à ce propos. Karkouf s’est jusque-là limité à des événementiels, où il a fait des témoignages poignants sur les événements.

Simulation d’une arrestation par la police à Kisangani, décembre 2010.


Aujourd’hui il est déterminé à écrire pour rétablir la vérité, a-t-il confié à CONGOPROFOND.NET.

Pour rappel, le 05 mai 1997, la ville de Kenge est sous le choc. Pour la première fois de l’histoire, la paix venait d’être arrachée à la population. Il y a déplacement de populations qui fuient la mort. Une troupe de la DSP renforcée par des mercenaires chinois et angolais, dépêchée par le Président Joseph-Désiré MOBUTU, met le feu et massacre la population.

Karkouf révèle que certains politiciens originaires du Kwango sont à la base de ces massacres. Ils auraient conseillé le président Mobutu à créer une zone tampon à Kenge pour contrer l’avancée des rebelles de l’AFDL, et de punir au canon la population de la ville de Kenge qui attendait les libérateurs. Une telle accusation ne pouvait qu’amener des ennuis politiques pour l’auteur.

L’ex chef de cité confie que le témoignage sera poignant et plein de vérités. Il sait que cela sera mal vu. Raison pour laquelle il compte publier « quand le moment sera vraiment favorable ». « Si je meurs, mon texte sera confié à une personne de confiance pour le publier ».

Le livre de Karkouf, qui est donc à son introduction, sera un jour lu. Et les quatre vérités seront connues. Qui vivra verra!

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

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L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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