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Les Kinois invités à ramasser les bouteilles plastiques et de les vendre à » OK 👍🏿 Plast »
Les rues de la ville de Kinshasa seront bientôt débarrassées des bouteilles en plastique à la base, entre autres, de l’obstruction de nos rivières.
C’est le fruit du partenariat conclu entre l’hôtel de Ville de Kinshasa et la société « OK Plast » dans le cadre du projet « Kintoko ». Lequel est initié pour accompagner les efforts de l’autorité urbaine dans son programme « Kinshasa bopeto », dans son volet consacré au ramassage et recyclage des bouteilles en plastique.
Pour lier la parole à l’acte, le gouverneur Gentiny Ngobila Mbaka a effectué, samedi 27 mars, une visite dans trois sites d’exploitation de la société « OK Plast », notamment sur 15 ème rue Limete industriel ainsi qu’à Kingabwa sur avenue Pète Pète où est installé les machines de compactage. A Kingabwa vers Socobelam, une grande usine est en pleine construction.
Au terme de cette série de visites, le gouverneur Ngobila s’est dit émerveillé d’assister à la preuve la plus affirmée d’une écologie industrielle. Il n’a pas manqué de féliciter et d’encourager la société « OK Plast » pour cette immense usine combien louable et qui contribue à l’assainissement de la ville de Kinshasa.
« Dans le cadre d’une économie circulaire, OK Plast a implémenté une usine qui arrive à récupérer des bouteilles plastiques pour les recycler et leur donner une nouvelle vie. A ce jour, OK Plast récupère 10 tonnes de bouteilles par jour, mais elle a la capacité d’en recueillir jusqu’à 50 tonnes par jour. C’est quelque chose à encourager », a fait savoir le gouverneur Gentiny Ngobila. Et d’ajouter : »avec ces bouteilles, Ok Plast produit des capsules qui vont donner de nouvelles bouteilles ».
Selon l’autorité urbaine, dans le cadre du programme Kinshasa bopeto, cette société OK Plast tient la palme d’or en montrant à la ville de Kinshasa qu’on peut la rendre propre avec le ramassage des bouteilles en plastique qui font un mauvais décor de la ville, pour les recycler et leur donner une autre vie.
Face à cette activité génératrice de fonds, le gouverneur Ngobila a invité les Kinoises et les Kinois à ramasser toutes les bouteilles plastiques qui traînent dans leurs milieux de vie, pour aller les vendre auprès de la société OK Plast située à la 15è Rue Limete/Industriel. Pour lui, il s’agit là d’une autre façon de se faire de l’argent, étant donné que ces bouteilles constituent de la marchandise à vendre.
Dans le cadre de sa stratégie, OK Plast a installé des containers dans des communes, estampillés au label Kinshasa bopeto & Kintoko, pour permettre à la population kinoise d’aller livrer ses bouteilles.
Il sied de noter que la société OK Plast emploie près de 3000 agents kinois, et fabrique plusieurs autres produits notamment des bouchons pour bouteilles en plastique, des casiers pour les sociétés brassicoles, des chaises en plastique, des glacières, des PVC, des tuyaux pour canalisation d’eau ainsi que des bouteilles de différents litrages.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
