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Les gouverneurs du Nord-Kivu et de l’Ituri à leurs postes

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Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le lieutenant-général Ndima Kongba Constant, et son collègue de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya N’Kashama Johnny, ainsi que leurs adjoints, à savoir les Commissaires divisionnaires Alongabony Bangadiso Benjamin (Ituri) et Ekuka Lipopo Romuald (Nord-Kivu) sont arrivés hier lundi 10 mai 2021 à Goma, en provenance de Kinshasa, en vue d’occuper leurs postes d’attache respectifs.

Si le lieutenant-général Ndima Kongba et son second sont restés au chef-lieu du Nord-Kivu, la province qu’ils sont appelés à administrer dans le cadre de l’état de siège, leurs homologues de l’Ituri ont repris aussitôt leurs places dans l’avion pour Bunia, la destination finale de leur voyage.

Il a été constaté, à Goma comme à Bunia, une forte mobilisation des populations et des autorités, aussi bien civiles que militaires, dans les deux aéroports, à l’arrivée de nouveaux responsables de la territoriale dans cette partie de la République.
Premier à s’exprimer, le lieutenant-général Ndima Kongba Constant, nouveau gouverneur du Nord-Kivu, a perçu cet accueil chaleureux comme un signal fort de leur adhésion à l’initiative présidentielle décrétant l’état de siège dans cette province, dans le but bien affirmé de neutraliser les groupes armés, surtout étrangers, et d’y restaurer une paix durable.

Parlant de son travail, cet officier supérieur des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) a notamment déclaré : « En recevant cette lourde mission de venir ici, franchement, j’avais frémi en regardant au ciel. Une voix m’a dit : «vas avec la force que tu as».

Le lieutenant-général Ndima, peu après, lancé un appel à la reddition aux forces négatives internes : « Nos frères et sœurs, il y a un temps pour tout. Le temps de quitter la brousse a sonné. Venez… Nous allons vous accueillir pour la paix ».

Quant aux groupes armés étrangers, il leur a adressé une sévère mise en garde : « Vous n’êtes pas chez vous. Nous vous avons accueillis comme réfugiés. Mais voilà ce que vous nous faites. Trop, c’est trop ! »

De son côté, le lieutenant-général Luboya N’Kashama, fort touché par les marques de sympathie lui témoignées par les civils comme les militaires, venus nombreux à l’aéroport de Bunia, au point que les services de l’ordre ont dû former un cordon de sécurité pour interdire l’accès aux militants des partis politiques, a pris l’engagement de donner la paix aux compatriotes de ce coin de la République, conformément à leurs attentes.

Il a fait savoir à ses futurs administratifs qu’il était pleinement conscient de leur soif de sécurité et qu’il allait travailler à son rétablissement. Il a, par la même occasion, appelé à une étroite collaboration entre militaires et civils, de manière à atteindre l’objectif finale qui est le retour d’une paix durable dans cette contrée.

Le lieutenant-général Luboya a reconnu que la confiance était effectivement rompue entre les citoyens et leur armée, à cause de la persistance de l’insécurité mais qu’il allait œuvrer à recréer la confiance.

Aussi les a-t-il mis en garde contre les voix des sirènes qui les intoxiquent, en faisant croire qu’il partirait au bout d’un mois, laissant de nouveau le champ libre aux forces négatives.

Le nouveau gouverneur de l’Ituri a martelé que l’administration militaire ne partirait pas tant que la paix durable ne serait pas rétablie en Ituri.

Il a rappelé aux oiseaux de mauvais augure qu’il était déjà dans cette province en 2012, pour la cause de la paix et qu’il connaît les affres de l’insécurité sur les populations civiles. Sa mission, a-t-il répété, c’était de donner la paix à l’Ituri.

Kimp/Le Phare


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30 juin : Pr Bob Bobutaka évoque la portée de la restitution de la relique de Lumumba à la RDC

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Les Congolais ont commémoré les 62 ans de l’Indépendance marquée surtout la restitution de la relique, notamment la dent, du héros national Patrice Emery Lumumba par le gouvernement belge à la République démocratique du Congo. Au cours de l’émission Forum Ecclesia à la radio ECC (Eglise du Christ au Congo), le professeur Bob Bobutaka Bateko a mis en évidence la portée historique, symbolique et politique de la restitution de la relique de Lumumba.
D’un ton solennelle, il a déclaré : « Mettons de côté des sentiments presque inutiles, Lumumba, quelque part, c’est l’expression de la RDC. Que sa dent soit revenue au pays, cela doit intéresser les Congolais. Rappelons-nous qu’il a été acidifié pour la RDC ! C’est vraiment un homme d’Etat, à la différence des autres qui cherchent l’argent. Personnellement, je suis content ». Que la restitution coïncide avec l’avènement du président Félix Tshisekedi, c’est une heureuse coïncidence, a-t-il laissé entendre. Toutefois, a rappelé Bob Bobutaka, la démarche de la restitution de la relique de Lumumba avait commencé avec le président Joseph Kabila pour se concrétiser avec le chef de l’Etat Félix Tshisekedi. « J’ai écrit un livre sur Patrice Emery Lumumba en 2021, c’est ma façon à moi de l’honorer. J’ai écrit reliques au pluriel, car, on avait arraché à Lumumba deux dents, l’un d’elles a été abimée lors d’une manipulation », a-t-il dit. Et il a relevé un aspect assez singulier de la naissance du héros national : « Pour mémoire, Patrice Emery Lumumba est né le 02 juillet 1925. Et, j’ai démontré dans un de mes livres que sa naissance a une justification cosmologique. En fait, au 2 juillet, la planète Terre, de par ses trois mouvements : la rotation, l’inclinaison et la révolution, est à 180 degré de diamètre depuis sa date initiale du 1er janvier. Donc, ce parcours a construit une figure géométrique avec un diamètre ellipsoïdal occasionnant ainsi la bibliologie stellaire ».
Bob Bobutaka a par ailleurs déploré que les universités n’aient pas été associées pleinement à cette activité de restitution de Lumumba. Aussi a-t-il stigmatisé l’attitude des intellectuels et même des autorités qui écartent souvent l’intelligentsia, et de ne pas chercher à connaitre l’histoire du pays souvent cachée dans des livres et autres documents. « Je parle de l’Acte de Berlin, de la Conférence de Berlin, dans un chapitre d’un de mes ouvrages paru en 2017. Mais les Congolais, les intellectuels et même les autorités, ne lisent pas, et pire, ces autorités ne cherchent pas à approcher ceux qui ont les informations, et c’est ça notre pays. On ne peut pas gérer un pays un mettant à l’écart les scientifiques et les chercheurs, c’est une contradiction. On ne peut pas comprendre que le pays finance beaucoup d’argent pour payer les professeurs, mais lorsqu’il faut les utiliser, on change de langage pour dire que les politiciens ne prennent en compte que leurs électeurs. Il faut un soubassement pour gérer l’Etat, le pays ne se construit pas seulement dans l’approche des élections…», a regretté le professeur Bob Bobutaka.

M. Enyimo/Congoprofond.net


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