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Les « Femmes des médias dans les sports » (FMS) déterminées à laver leur image
Les « Femmes des médias dans le sport » (FMS) étaient en séminaire de renforcement de capacité autour du thème : « Congolaises, Congolais levons-nous pour défendre les droits des femmes », le mardi 10 mars 2020 à l’espace Bybo dans la commune de la Gombe à Kinshasa.
Ce premier regroupement annuel a été très enrichissant pour les membres de cette ASBL ainsi que pour différents invités qui ont fructueusement échangé et partagé sur fond de ce thème.
Loin des jeremiades et lamentations, ces femmes ont réalisé ce qu’elles valent et se sont engagés à militer pour le respect des droits de leurs semblables. Outre les journalistes, certains athlètes ont pris part à cette session.
Tour à tour, chaque orateur est intervenu selon le sous-thème lui confié. Me Innocent Kibundulu a donc ouvert la piste avec « le droit de la femme dans la société « . Il a invité les femmes à la maîtrise et à l’intériorisation des lois qui les protègent.
Puis vint le tour du secrétaire général adjoint de la FECOFA, Rainier-Patrice Mangenda, dont l’exposé a porté sur: » Femmes et Journalistes : Subtilités « . L’accent a été mis de façon particulière sur le caractère perpétuel du combat des femmes des médias qui existe depuis des siècles et sur comment s’y prendre.
La célèbre journaliste sportive Marceline Makumanya (Maze) a, quant à elle, axé son intervention sur son expérience. 22 ans de carrière, un coktail de succès et des moments difficiles. Son foyer n’a pas eu raison de son métier, a-t-elle lancé dans sa conclusion.
En 4ème position, la vice-présidente de la commission nationale de football a abordé le sujet » la femme dans un comité d’hommes « . Olive Kilowa a évoqué le fait que la femme a la possibilité d’explorer plusieurs horizons.
De son côté, le président de la FEVOCO a exposé sur « la femme dans le sport. Cas du volley-ball « .
Christian Matata dit offrir à ses athlètes des chances égales de réussite. Sa fédération ne connaît pas de discrimination , simplement parce que les 3 catégories de femmes ont une incidence directe sur sa vie. Femme comme mère, femme comme épouse et femme comme enfant.
En dernière position, Laurette Mandala a parlé de son parcours, de journaliste à Dg d’une chaîne. Cette dernière est revenue sur ses débuts tout en invitant l’auditoire à développer l’esprit d’innovation afin de pouvoir se distinguer.
Les femmes des médias dans le sport ne comptent donc pas s’arrêter là pour ce mois, le tournoi de football dénommé « Challenge FMS » et une soirée de gala pour plébisciter les meilleurs dirigeants et athlètes qui ont marqué l’année 2019 arrivent déjà à grand pas.
Clarisse Mulenda/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
