Connect with us

À la Une

Les élus du Nord-Kivu inquiets :  » Nous ne savons pas encore ce qui peut arriver en cas de rupture FCC-CACH »

Published

on

Le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a échangé lundi 23 novembre 2020 au Palais de la Nation avec les députés nationaux élus de la Province du Nord-Kivu dans le cadre des consultations présidentielles lancées depuis le 02 novembre dernier. Au sortir de la réunion, Jeannette Kavira Mapera, élue de Lubero dans le Nord-Kivu s’est confiée à la presse.

« Nous avons répondu à l’appel du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. C’est tout à fait normal lorsqu’il fait appel aux fils et filles de la République démocratique du Congo, nous ne pouvons qu’accepter et répondre à l’invitation pour savoir de quoi il veut nous parler », a-t-elle déclaré.

À l’en croire, ils ont parlé de la coalition FCC-CACH qui le lie à JOSEPH Kabila, son prédécesseur et autorité morale du Front commun pour le Congo( FCC).

« Le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, nous a dit qu’il y a des couacs, il a constaté que la RDC fait du sur place du point de vue sécuritaire, social, développement, économique. etc. Il a dit qu’il est prêt à consulter tous les fils et filles du pays épris de l’esprit de paix et du développement, ceux qui veulent que la RDC aille de l’avant », a ajouté l’élue de Lubero, Jeannette Kavira Mapera.

À elle de poursuivre :  » Nous sommes élus du Nord-Kivu, nous lui avons dit que la sécurité et la paix font partie de nos priorités. Ça fait 20 ans que le Nord-Kivu est en sang et en larme avec les morts, egorgements, violences sexuelles, nous lui avons dit qu’en tant que fils de ce pays, nous sommes prêts à l’accompagner et aller ensemble avec lui dans tout ce qu’il entreprendra pour le bien être de la République et spécialement pour la paix dans l’Est de la République ».

Pour ces élus, il est impérieux que le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi ne ferme pas complètement la porte de la coalition FCC-CACH.

« Il y a moyen de le revoir, relire et de voir comment il faut continuer à aller de l’avant ensemble. En tant que députés nationaux FCC, nous lui avons dit que ce n’est pas encore le moment de boucler la porte de cette coalition, il est bon qu’on continue parce que le Nord-Kivu est toujours le ventre mou de la violence, on ne sait pas ce qui peut arriver au Nord-Kivu si une fois il y avait éclatement, cassure ou rupture de la coalition! Nous pensons que c’est une coalition pour la paix, qu’il essaie de voir ce qu’il peut faire en tant que Président de la République », a-t-elle recommandé au nom des ses collègues au garant de la nation.

À la question de savoir comment sauvez la coalition FCC-CACH qui est déjà minée des conflits entre partenaires ? L’élue de Lubero rappelle qu’en tant qu’africain, le dialogue fait partie de nos vertus dans la recherche des solutions à tous nos problèmes.

« Le Dialogue, notre vertu, nous avons trouvé des solutions après plusieurs conflits. Celui le chef de l’État, garant de la bonne marche des institutions, de l’intégrité territoriale, celui le premier citoyen, il a des conseillers qu’il lui faut pour lui dire ce qu’il faut faire pour que le crach soit évité », a-t-elle conclu.

 

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées

Published

on

L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.

S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.

« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces

Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.

L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.

Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.

Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.

Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.

Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.

« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »

À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading