Actualité
Les droits numériques ainsi que la taxe RAM au cœur d’un atelier de renforcement des capacités
L’institut congolais des droits de l’homme a tenu un atelier en ligne, sur la plateforme zoom, sur les droits numériques, libertés d expression dans les réseau sociaux ainsi que les questions juridiques soulevées par la taxe Ram par rapport aux droits numériques.
Cette session a permis de mieux outiller les participants sur les droits numériques face à l’ascension des nouvelles technologies.
Maître Kamuanga Franck, expert en droit numérique, est intervenu sur les contentieux relatifs aux droits numériques et à la liberté d’expression en ligne en Afrique, plus précisément en RDC. Ce dernier a loué les avancées de la RDC dans ce domaine : « La RDC connaît des avancées en droits numériques, notamment par la promulgation de la loi n 20/017 du 25 novembre 2020 relative aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication. Il y a également la présence d’un ministère des PTNTIC et aussi un projet de loi contre la cybercriminalité qui bat son plein en cette période des nouvelles technologies. Malgré tous cela, il y a encore à faire dans ce domaine… », a-t-il insisté.
L’intervenant a, par ailleurs, martelé sur l’importance des séances de renforcement des capacités des journalistes des médias en ligne afin de lutter contre les excès de zèle de ceux qui s’adonnent de plus en plus aux intox.
Maître Ngbanda Lorraine, avocate spécialisée en droit numérique, a, quant à elle, évoqué les implications de la taxe Ram sur les droits numériques. « Avec un revenu mensuel de 1.90$ par jour, selon la Banque Mondiale, exiger à cette même population une taxe mobile de 1.17$ mensuellement est perçu comme un coût additionnel sur la tête des usagers… », a-t-elle regretté.
A noter que cet atelier a eu lieu dans certains pays en Afrique, notamment en République Centrafricaine.
Dorcas Ntumba/Congoprofond.net
Actualité
Kananga : Micheline Ombae Kalama au CISM de Lukonga pour évaluer la prise en charge des victimes de VBG
En séjour de travail à Kananga, la ministre nationale du Genre, Famille et Enfants, Micheline Ombae Kalama, poursuit ses activités de terrain. Mardi 21 avril, elle s’est rendue au Centre intégré des services multisectoriels (CISM) installé à l’Hôpital général de référence de Lukonga, dans la commune de Lukonga, afin de se rendre compte du fonctionnement de cette structure dédiée à la prise en charge des victimes des violences basées sur le genre.

À son arrivée, la ministre et sa délégation ont été accueillies par le représentant du bourgmestre de Lukonga. Dans son mot de bienvenue, celui-ci a salué cette visite officielle et réaffirmé la détermination des autorités communales à lutter contre les violences sexuelles et les VBG, un phénomène qui continue de toucher de nombreuses familles.
Le médecin directeur de l’Hôpital général de référence de Lukonga a, pour sa part, présenté le Centre intégré des services multisectoriels. Il a expliqué le rôle joué par cette structure dans l’accompagnement des survivantes, notamment à travers les soins médicaux, l’appui psychosocial et l’orientation vers les services judiciaires.

La ministre a ensuite visité les différentes salles du centre. Elle a échangé avec le personnel soignant et les responsables du CISM, s’intéressant aux conditions de travail ainsi qu’aux difficultés rencontrées dans la prise en charge des victimes.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tournée qu’effectue la ministre à Kananga, avec un accent particulier sur les actions de lutte contre les violences basées sur le genre. À travers cette descente, elle entend évaluer les dispositifs existants et encourager les acteurs engagés sur le terrain à poursuivre leurs efforts.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
