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Les Corbeaux de Mazembe bloqués à Kinshasa : un cauchemar logistique
Les Corbeaux du Tout Puissant Mazembe (TPM) se trouvent dans une situation délicate alors qu’ils se préparent à affronter Al Hilal à Nouakchott pour la 2ème journée du groupe A, prévue ce dimanche 8 décembre à 19h00 GMT. En raison de problèmes techniques sur un Boeing 737-800 de la Royal Air Maroc, l’équipe n’est toujours pas arrivée dans la capitale mauritanienne, ayant déjà subi deux nuits d’attente à l’aéroport de N’djili à Kinshasa.
Après avoir quitté Lubumbashi le 4 décembre au soir, les joueurs et le staff technique ont rencontré des complications lors de leur escale à Kinshasa. Prévu pour décoller jeudi matin, leur vol a été annulé après une attente de trois heures, entraînant un enchaînement de retards et d’annulations. En conséquence, le TPM a raté sa correspondance pour Casablanca, rendant son arrivée à Nouakchott incertaine à deux jours du match.
Le départ pour Casablanca est désormais programmé pour ce samedi 7 décembre à 4h du matin, mais aucune garantie n’est offerte concernant une connexion pour la Mauritanie. Face à ces circonstances difficiles, le club a contacté la Confédération Africaine de Football (CAF) pour faire état de ces désagréments. L’équipe de Lamine NDIAYE espère que les conditions de voyage s’amélioreront rapidement pour se préparer au mieux à ce match crucial contre Al Hilal.
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
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Stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit
Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.
L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.
De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.
Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.
Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.
La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
