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Politique

Les Assemblées Annuelles de la BAD à Sharm El Sheikh : La VPM et ministre du Plan plaide pour plus des contributions pour la RDC et les pays du Bassin du Congo

En marge des Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD) 2023, qui comprenaient à la fois la 58ème Assemblée Annuelle de la BAD et la 49ème Assemblée Annuelle du Fonds Africain de développement (FAD), et qui a fermé ses portes à Sharm El Sheikh International Congress Centre (SSHCC), depuis le 26 mai 2023, dernier en Egypte, la Vice Premier Ministre et Ministre du Plan de la République Démocratique du Congo (RDC), Judith Suminwa avait été dépêchée par le gouvernement pour conduire la délégation Congolaise à ses assises qui se sont déroulés du 22 au 26 mai 2023. La VPM et Ministre du Plan qui avait, en effet, remplacée le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi empêché, en qualité de gouverneur lors du conseil des gouverneurs de ses assises s’est fait accompagner du Vice-ministre au Plan, des délégués de la primature, ainsi que du Ministère des finances de la RDC.

En effet, Mme Judith Suminwa qui est intervenue lors de la réunion des membres du Conseil des gouverneurs de la BAD en qualité de gouverneur, a félicité la BAD pour la qualité de ses assises et a remercié le gouvernement Egyptien pour l’accueil et hospitalité lui réservés. Bien plus, elle a rappelé la contribution des pays du bassin du Congo et plus particulièrement de la RDC, face à la lutte contre le changement climatique en faveur de nos forêts. Elle a, à cet effet, saisi l’occasion pour martelé qu’en terme des potentialités, la RDC dispose environ 150 millions d’hectares de forêts tropicales, soit 61% des forêts du bassin du Congo et constitue le deuxième massif tropical qui absorbe le CO2 et qui régule le climat mondial.

En plus de cela, Mme Judith Suminwa a souligné que la RDC dispose également des plusieurs kilomètre carré des tourbières qui constituent un stock naturel de plus de 40 giga de tonnes de dioxyde de carbone équivalent à plus de deux ans d’émissions de carbones au niveau mondial de gaz à effet de serre.

Profitant alors de cette opportunité, elle a renchéri : « qu’en tant que pays solution, la RDC constitue donc un réservoir à la fois d’eau douce avec 10% de réserve de la planète et 52% de réserve à l’échelle du continent Africain. À cela s’ajoute le potentiel immense qu’offre le barrage INGA. Toutefois, elle a indiqué également que la RDC dispose des minerais stratégiques à la transition énergétique (cobalt 62% de réserve mondial, coltan, titan, etc., pouvant ainsi favoriser la fabrication des batteries électriques et autres… Elle a en outre précisé que la RDC est donc engagé à améliorer la gouvernance des forêts et des minerais pour une exploitation dans le respect du principe de développement durable et de manière à favoriser la paix.

Ainsi, un accent est donc mis sur la transformation locale de nos minerais pour la transition energétique. Néanmoins, elle a plaidé pour plus de mobilisation des financements et plus d’assistances techniques en faveur de la gestion durable des forêts, afin de financer notre contribution déterminée à la fois au niveau national et favoriser plus d’investissements dans les énergies renouvelables via des projets intégrateurs.

Elle conclut que la RDC a opté pour le développement à travers l’exploitation des blocs pétroles, car étant en quête de financement pour le développement du peuple congolais, et grâce aux techniques innovantes, il sera donc possible pour la RDC d’éviter la pollution pour mieux préserver la biodiversité.

 

Melba Muzola envoyé spéciale