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Les 67 gardiennes de la renaissance : les femmes mandataires publiques écrivent l’avenir

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Il y a des jours qui, au-delà de l’agenda, s’inscrivent d’emblée dans la mémoire collective. Ce lundi 24 novembre 2025 à l’Hôtel Hilton de Kinshasa, ce n’est pas simplement une conférence qui s’est tenue, mais un chapitre nouveau qui s’est écrit pour la RD Congo. Les figures emblématiques de l’excellence féminine congolaise à travers le Réseau des Femmes Mandataires Publiques ont tenu leur première assemblée solennelle.

Cet événement qui ressemblait à s’y méprendre à un acte de fondation. Dans le faste et le sérieux des salons du Hilton, ce n’était pas seulement le marbre qui brillait, c’était l’intelligence. Ce n’était pas seulement la soie qui chuchotait, c’étaient les ambitions. Ici, réunies par la force fédératrice de Madame Elenge, Présidente du RFMP, se tenaient les gardiennes de la chose publique.

Ces femmes qui, des hautes sphères de l’État aux administrations décisives, portent sur leurs épaules le poids et la promesse de la nation. L’arrivée de Madame Julie Shiku, Ministre du Portefeuille et Marraine de la conférence, a instillé dans la salle une onde d’énergie singulière. Élégante, déterminée, le regard portant cette flamme qui a su redonner à la gente féminine congolaise son lustre d’antan.

Elle incarne cette nouvelle génération de leaders qui allie la grâce à la compétence, l’autorité à l’empathie. Nous ne sommes pas une coterie, a-t-elle affirmé d’une voix claire, porteuse d’une conviction qui a suspendu le souffle de l’assistance. Nous sommes une synergie. Une symphonie de volontés, de compétences et d’influences mise au service exclusif du bien commun.

Ce réseau n’a pas pour vocation de nous distinguer, mais de nous unir pour distinguer le Congo. Ces mots, simples et profonds, ont acté la naissance d’une force nouvelle. Le réseau se propose d’être un creuset où se forge l’entraide, où se transmettent les savoirs, où se consolident les carrières, mais toujours avec une boussole indéfectible : l’intérêt supérieur de la nation.

Les interventions qui ont suivi, ponctuées par des témoignages de ministres, de directeurs d’entreprises publiques, de hautes fonctionnaires, ont dessiné les promesses de cette alchimie. On a parlé de mentorat pour hisser la jeune génération, de plaidoyer pour une représentation équitable aux postes de décision, et de projets concrets pour impacter le quotidien des Congolaises, de Kinshasa aux villages les plus reculés.

L’intelligence de l’approche réside dans son pragmatisme. Il ne s’agit pas d’un club de discussions, mais d’une cellule de production et d’action sur 10 axes. L’influence, ici, n’est pas un privilège, mais un levier. Celui qui permet de faire aboutir un dossier bloqué, de défendre une politique publique vertueuse, de créer les conditions d’un investissement générateur d’emplois.

Ce que les femmes mandataires publiques sont en train de bâtir, c’est une architecture de la réussite au féminin. Une structure qui dit, haut et fort, que la puissance douce, celle de l’intelligence, du réseau et de la persévérance, est la clé de voûte du Congo de demain. En quittant les lieux, les participantes, le visage illuminé par une détermination nouvelle, portaient en elles l’étincelle allumée cette matinée. Le Réseau des Femmes Mandataires Publiques n’est plus un projet.

C’est une réalité en marche. Une réalité portée par l’élan de toutes ces femmes, qui, une fois de plus, prouvent que le leadership est l’un des plus beaux atouts de notre temps. La conférence de ce 24 novembre 2025 ne sera pas archivée. Elle sera citée. Comme le point de départ où les femmes congolaises, unies et stratégiques, ont décidé de prendre toute leur place dans l’écriture de la plus belle histoire : celle du réveil du géant africain.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Kasaï-Central : à Kananga, la clôture du mois de la femme marquée par un appel à la mobilisation contre les violences et la guerre à l’Est

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À l’occasion de la clôture des activités du mois de la femme, la ministre nationale du Genre, Famille et Enfants, Micheline Ombae Kalama, a présidé, mercredi 22 avril 2026 à Kananga, une cérémonie nationale axée sur la promotion des droits des femmes. Organisée dans la salle des conférences de l’Hôtel 12 maisons, cette activité a réuni les autorités provinciales, des partenaires internationaux et plusieurs centaines de femmes issues d’organisations engagées dans la défense de leurs droits.

Placée sous le thème « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles », la cérémonie a bénéficié de l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), dans le cadre du projet KOICA. Les partenaires ont salué les avancées enregistrées dans la promotion des droits des femmes, tout en insistant sur la nécessité de renforcer les efforts, notamment grâce aux données attendues du recensement général.

Intervenant à cette occasion, le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, a rendu hommage à la détermination des femmes de la province et a appelé à intensifier les actions en faveur de leur promotion.

« La promotion des droits de la femme doit rester un combat quotidien que nous devons intensifier à tous les niveaux », a-t-il déclaré.

Les organisations féminines, par la voix de leur représentante Chantal Kansayi, ont insisté sur l’importance de passer des engagements aux actions concrètes.

« La promotion des droits de la femme nécessite des actions concrètes et durables sur le terrain », a-t-elle affirmé.

Dans son allocution de clôture, la ministre Micheline Ombae Kalama a annoncé la mise en place prochaine de bureaux de consultation gratuite pour les survivantes de violences basées sur le genre. Ces structures, créées en collaboration avec les ministères de la Justice et du Genre ainsi que des partenaires, auront pour mission d’écouter, d’accompagner et d’orienter les victimes vers les centres spécialisés.

Profitant de cette tribune, la ministre a également appelé à une mobilisation patriotique face à la situation sécuritaire dans l’Est du pays, soulignant que les conflits armés aggravent les violences faites aux femmes et aux filles.

« J’invite toutes les familles congolaises à soutenir les efforts engagés pour mettre fin à cette guerre qui aggrave les violations des droits des femmes », a-t-elle exhorté.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement provincial, des autorités politico-administratives et policières, ainsi que des représentants de la société civile.

Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net

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