Connect with us

Sécurité

L’épineuse convergence des frères Nangaa : Laxisme national et liens troublants dans le Haut-Uélé

Published

on

L’inaction flagrante des autorités congolaises en charge de la politique territoriale face à la délicate question des autorités provinciales du Haut-Uélé et de leurs liens biologiques avérés avec un chef rebelle Corneille Nangaa Yobeluo, responsable des souffrances des Congolais au sein de l’AFC-M23, soulève des interrogations légitimes.

L’absence de fermeté des autorités nationales et certaines institutions face à cette situation sans précédent pointe du doigt un laxisme déconcertant. La question sécuritaire n’a jamais été aussi brûlante dans l’histoire du pays, et une approche plus précautionneuse s’avère nécessaire pour le bien de tous.

Comment imaginer Christophe Baseane Nangaa, gouverneur de la province stratégique du Haut-Uélé, être totalement désintéressé des activités trop lucratives bien que criminelles de celui qui est non seulement son grand-frère biologique mais en plus son mentor en politique ?

C’est le chef rebelle Corneille Nangaa, président de l’AFC-M23 alors président de la CENI en 2018 qui fit de son petit-frère Christophe Baseane Nangaa gouverneur du Haut-Uélé. Pensez-vous que c’est un fait anodin ? La décence aurait poussé l’ancien gouverneur à ne pas postuler et le sérieux exige des autorités responsables de la sécurité et de la territoriale à le dissuader.

Exiger de l’homme propulsé à la tête de la province du Haut-Uélé en 2018 par le biais de son frère aîné, alors président de la CENI, de trahir ce dernier sous prétexte qu’il a rejoint l’UDPS après que son aîné ait pris les armes, représente un risque inconsidéré. Aucun responsable sérieux ne devrait prendre le risque de jouer avec le feu dans une telle conjoncture.

La nécessité d’une action ferme, éclairée par une analyse approfondie des ramifications politiques et sécuritaires en jeu, se fait impérieuse pour éviter des conséquences désastreuses. Il est grand temps que les autorités nationales prennent des mesures décisives pour préserver la stabilité et la sécurité du Haut-Uélé, et par extension, de la République Démocratique du Congo tout entière.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Sécurité

14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo

Published

on

La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.

Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.

Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.

Exaucé Kaya

Continue Reading