Sports
Léopards : Blessé, Cédric Bakambu sera indisponible pour 5 mois
Blessé le 28 avril dernier, l’attaquant international congolais et sociétaire du Real Betis (D1 Espagne), Cédric Bakambu, sera absent durant plusieurs mois. Un coup dur pour ce Léopard, à quelques semaines de la reprise des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
Cette nouvelle a été livrée par le club du joueur âgé de 33 ans, le Réal Bêtise, ce mardi 07 mai 2024 sur ses réseaux sociaux. Par la même occasion, les Vert et Blanc informent que l’intervention chirurgicale du joyau congolais s’est passée avec succès ce mardi.
À travers un communiqué de presse, le Betis a fait savoir que l’attaquant congolais, Cédric Bakambu, a eu une contraction des crampes musculaires lors du derby contre le Séville, dimanche dernier.
Par conséquent, Bakambu va manquer les deux prochains matchs des éliminatoires de la Coupe du monde qui vont opposer la RDC au Sénégal (à Dakar) et au Togo à domicile, début juin prochain.
D’où, cette absence est un coup dur pour l’entraîneur de la RDC, Sébastien Desabre, qui devra se passer de son attaquant vedette pour les prochaines sorties des Léopards du Congo. La contribution de Bakambu aurait été précieuse pour les qualifications à la Coupe du Monde, et son absence représente un défi supplémentaire pour l’équipe nationale congolaise.
Il sied de rappeler que celle-ci est la deuxième blessure majeure de la saison pour Bakambu. De retour de la Coupe d’Afrique des Nations Côté d’Ivoire 2023, il avait déjà été écarté des terrains pendant un mois en raison d’une blessure au mollet.
Le passage au Real Betis lors du mercato hivernal de janvier 2024 n’a pas permis à Bakambu de trouver sa pleine forme, malgré un but marqué en cinq matchs sous ses nouvelles couleurs.
Cedrick Sadiki Mbala
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
