Politique
L’enlisement de l’Assemblée Nationale de la RDC : Quand les intérêts personnels prevalent sur l’intérêt public
Depuis plus de deux semaines après la rentrée ordinaire et plus de deux mois après la rentrée extraordinaire, l’Assemblée Nationale de la République Démocratique du Congo semble figée dans l’incapacité de former son bureau définitif. Cette paralysie institutionnelle soulève des questions légitimes sur la responsabilité de ses animateurs.
Des sources indiquent que l’ancien président de l’assemblée nationale, Monsieur Christophe Mboso N’kodia Pwanga, un membre influent de l’Union Sacrée pour la Nation, pourrait être à l’origine de ce blocage. Ses motivations personnelles semblent primer sur l’intérêt collectif, entravant ainsi le bon fonctionnement de l’institution et sapant les fondements républicains.
Ce comportement égoïste et antirépublicain met en lumière les failles du système politique congolais, où les intérêts individuels des élites politiques passent avant les besoins du peuple. Cette obstruction délibérée ne fait que renforcer les inquiétudes quant à la stabilité et à la légitimité des institutions démocratiques du pays.
Face à cette impasse, il est impératif que les acteurs politiques mettent de côté leurs querelles personnelles et agissent dans l’intérêt supérieur de la nation. L’heure est venue de privilégier la transparence, la responsabilité et le dévouement envers le peuple congolais, au lieu de se laisser entraîner par des luttes de pouvoir destructrices.
L’installation retardée du bureau définitif de l’Assemblée Nationale de la RDC est un symptôme alarmant de la crise de leadership et de la culture politique délétère qui persistent dans le pays. Il est temps que les dirigeants politiques fassent preuve de maturité et de patriotisme pour surmonter ces obstacles et œuvrer véritablement pour le bien-être de la nation congolaise.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
