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Analyses et points de vue

L’enfance sacrifiée sur l’autel de la viralité : Quand les enfants chantent l’indécence sous les applaudissements des adultes inconscients

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Assez, c’est assez !

Nous vivons une époque où la folie numérique et la recherche de buzz rapide ont fait perdre à certains toute notion de bon sens, d’éthique et de responsabilité. Le phénomène devient révoltant : des enfants de 6, 7, parfois 10 ans, transformés en petites « stars » sur les réseaux sociaux, débitant des insanités, mimant les postures d’adultes dépravés, et glorifiés comme des héros de leur quartier. Et cela, avec la bénédiction de certains parents et la complicité silencieuse d’une société de plus en plus insensibilisée.

Lil Bébé. Bébé Koko. Bébé Papa, Bébé chinois… Ces noms ne vous disent peut-être rien ? Mais sur TikTok, Instagram ou YouTube, ces « enfants-chanteurs » souvent encore en âge d’apprendre à écrire correctement enchaînent des paroles vulgaires, vantant la violence, la luxure, l’argent facile et le mépris des valeurs. Le plus choquant ? Les adultes sont là. Derrière la caméra. Sourires aux lèvres. Encourageant. Filmant. Publiant. Applaudissant même.

Mais où sont passés les repères ?
Où est l’autorité parentale qui protège, élève, oriente ?
Où sont les institutions qui doivent encadrer, surveiller, sanctionner ?
Et surtout, où va cette jeunesse à qui l’on vole l’innocence pour quelques likes et partages ?

Ce n’est pas un jeu. Ce n’est pas une performance artistique. C’est une aliénation organisée de l’enfance.
Un crime silencieux qui se commet chaque jour sous nos yeux et dont nous serons tous collectivement comptables.

Les autorités ferment les yeux. Aucun cadre légal clair n’est appliqué contre les adultes qui exposent ces enfants à des contenus nuisibles. Les ministères en charge de la protection de l’enfant brillent par leur mutisme, pendant que ces vidéos se multiplient et sont partagées par des milliers d’utilisateurs.

Et les parents ? Certains ont vendu leur âme au diable numérique. Ils ont troqué l’éducation contre la notoriété. Ils ont sacrifié l’avenir de leurs enfants sur l’autel du buzz, pour quelques billets de spectacle ou quelques abonnés de plus. C’est une trahison. Une faillite morale.

À ceux qui disent « ils s’expriment », nous répondons : NON. Ce n’est pas de l’expression, c’est de l’exploitation.
À ceux qui crient au génie : NON. Ce n’est pas du talent, c’est une perversion précoce de l’innocence.

Jusqu’à quand allons-nous tolérer cela ? Jusqu’à quand allons-nous laisser des enfants devenir les marionnettes de la décadence sociale ?
Jusqu’à quand allons-nous garder le silence pendant qu’une génération est sacrifiée au divertissement creux des foules ?

Il est donc temps de se lever. Il est temps de dire NON. Il est temps d’exiger des comptes aux parents irresponsables, aux plateformes complices, aux autorités dormantes.

L’enfance n’est pas un terrain de jeu pour les folies d’adultes immatures. L’enfance est sacrée. Et il est grand temps de la défendre.

Protégeons nos enfants, offrons-leur un bon avenir, avec une vie saine et équilibrée.

Régis MBUYI NGUDIE
Philosophe-Consultant en communication et formateur des jeunes

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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