Politique
L’élite congolaise : Caste d’une incompétence sphérique
La République Démocratique du Congo, riche en ressources naturelles et culturelles, se débat depuis des décennies dans les méandres d’une gouvernance politique marquée par l’incompétence à tous les niveaux. Malgré les multiples changements de régimes et les promesses de progrès, la classe politique congolaise semble être univoquement inapte à répondre aux besoins de sa population
Sous l’observation minutieuse de n’importe quel angle, la trame de l’incompétence est tissée dans le tissu même du gouvernement. Du manque flagrant de vision stratégique à l’incapacité à mettre en œuvre des politiques durables, les élites politiques semblent enfermées dans un cycle perpétuel de défaillance. Les nominations se suivent et se succèdent. Et rien ne change.
Les ressources abondantes du pays, au lieu d’être un levier pour le progrès, se sont souvent transformées en une malédiction, alimentant la corruption endémique et l’enrichissement personnel des dirigeants politiques au détriment du peuple congolais. Les promesses de transparence et de responsabilité restent lettre morte, laissant le pays dans un état de stagnation économique et sociale.
La sphère politique congolaise semble également incapable de transcender les clivages partisans pour travailler véritablement au bien-être collectif. Les querelles de pouvoir, les intrigues politiques et les intérêts personnels continuent de primer sur les nécessités réelles du pays, créant un climat de méfiance et de désillusion au sein de la population.
Face à cette réalité, les citoyens congolais sont en droit de revendiquer un changement radical. Il est impératif de mettre fin au règne de l’incompétence et de l’irresponsabilité en favorisant l’émergence d’une nouvelle génération de leaders engagés, compétents et véritablement dévoués au service de la nation. Les nominations ne doivent plus se confondre aux compétence et mérite.
L’incompétence de la classe politique congolaise est une évidence indéniable, observée sous n’importe quel angle. Pour que le Congo puisse réellement progresser, il est indispensable de briser ce cercle vicieux en favorisant une gouvernance basée sur la compétence, la transparence et l’intégrité. Seule une telle transformation pourra réellement ouvrir la voie à un avenir meilleur pour ce grand pays africain.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
