Connect with us

À la Une

« L’élection de F.Tshisekedi à l’UA coupe court aux spéculations sur sa légitimité »(UDPS/Kibassa)

Published

on

Contacté par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, ce dimanche 10 février 2019, Jimmy Mukendi, secrétaire général en charge de la Communication de l’UDPS aile Kibassa, salue le courage des présidents africains pour la désignation de leur homologue de la RDC, Félix Tshisekedi, comme 2ème vice-président de l’UA. Pour lui, cette démarche vient de mettre fin aux « spéculations sur sa légitimité ».

« C’est un message fort que l’Afrique vient de lancer au monde. Une consécration que l’Afrique vient de faire à la République démocratique du Congo, à l’occurrence à son président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Nous pouvons dire que son élection comme deuxième vice président de l’Union Africaine (UA), vient de couper court aux spéculations tant nationale qu’internationale sur son élection, sur sa légitimité, et sur sa force de faire quelque chose pour l’Afrique », a déclare Jimmy Mukendi.

Ce notable de Kintambo appelle ainsi le peuple congolais, de toute tendance confondue, de prêter main forte au président de la République.

« Nous pensons qu’aujourd’hui, tous les Congolais, de l’intérieur et de l’extérieur, doivent prêter main forte à celui qui encore une fois vient de recevoir une grande responsabilité au niveau de l’Afrique, pour qu’il puisse très bien remplir sa mission comme d’abord président de la RDC, et puis deuxièmement comme le 2è vice-président de l’UA », a-t-il ajouté.

Signalons que Félix Antoine Tshisekedi, président de la RDC vient d’être désigné 2è vice-président au 38è sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba (Éthiopie).

Roberto Tshahe/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Triangle de Bermudes budgétaire : Réformes, diplomatie et turbulences, qui perd le Nord ?

Published

on

Le début de l’année 2026 devait consacrer la symphonie parfaite d’un trio gouvernemental rodé. Mais les chiffres tombés en janvier ont la dureté d’une taupe : 1.037,5 milliards de CDF de déficit, un trou de 350 milliards plus profond que prévu. Face à cette contre-performance, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se ruer vers le marché financier local pour émettre des bons du Trésor.

Dans ce triangle des Bermudes budgétaire formé par Adolphe Muzito (VPM Budget), Daniel Mukoko Samba (VPM Économie) et Doudou Fwamba (Ministre des Finances), l’heure n’est plus aux discours de façade. L’un d’eux tire visiblement en travers, et l’attelage tousse dangereusement. Adolphe Muzito incarne la rigueur budgétaire affichée. Il a réuni les partenaires techniques et financiers, promis un budget crédible et soutenable, et orchestré l’adoption d’un budget 2026 en équilibre à 54.335,7 milliards de CDF.

Sur le papier, il coche toutes les cases de l’orthodoxie financière. Mais cette discipline a un revers : le budget qu’il présente est un château de cartes si les recettes ne suivent pas. Or, janvier 2026 montre que les recettes n’ont atteint que 86% des prévisions. Adolphe Muzito n’est pas le problème, mais il est le premier à pâtir des faiblesses structurelles. Il construit de belles maisons sur des fondations qui s’effritent, et ses projections trop optimistes fragilisent son rôle de projectionniste.

Daniel Mukoko Samba, lui, joue dans la cour des grands. Son terrain de jeu, c’est Washington, les accords américains, et la diversification des partenaires pour sortir de l’emprise chinoise. Sa métaphore est élégante : “Sur un vélo, il faut deux pieds pour pédaler : l’économie et la sécurité”. Grâce à lui, la RDC tente de réussir le pari d’utiliser ses minerais stratégiques pour attirer les investissements américains. Mais pendant qu’il pédale sur le vélo de la diplomatie économique, la selle craque sous les réalités quotidiennes.

Le trou de janvier est là pour le rappeler : les caisses sont vides aujourd’hui. Le décalage est saisissant entre la hauteur de vue de ses annonces internationales et l’incapacité du pays à boucler ses fins de mois. Reste Doudou Fwamba, dont le portefeuille est le plus exposé. Il est aux commandes de la trésorerie, du paiement des dépenses, et de la régulation financière. C’est lui le réparateur qui doit actionner les leviers de l’endettement intérieur via les bons du Trésor pour combler les déficits.

Sur le fond, il tente des réformes courageuses, comme la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Mais les réformes de structure ne rattrapent pas un déficit de recettes. Le recours aux bons du Trésor, loin d’être un signe de bonne santé, est l’aveu d’une faiblesse : l’État n’a plus d’argent et doit puiser sur le marché financier local, asséchant le crédit disponible pour le secteur privé. Aujourd’hui, Fwamba est le plus fragilisé.

Il incarne la douleur immédiate, le pompier arrivé après l’incendie. Dans ce trio, si l’un d’eux ne produit pas les résultats escomptés, c’est bien celui qui est incapable de sécuriser la trésorerie au jour le jour. Mais attention : le véritable problème réside dans l’incapacité collective momentanée et peut-être à transformer les promesses de réformes et les accords internationaux en liquidités immédiatement disponibles dans les caisses de l’État.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading