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L’école à l’abandon : Quand les militaires deviennent les nouveaux vandales de l’instruction publique en RDC
Dans un monde où l’éducation est souvent célébrée comme le pilier du progrès, la RDC semble avoir décidé de prendre un chemin bien différent. La récente scène de chaos survenue à l’école Bumba Moaso, dans le camp Bumba à Lemba-Salongo à Kinshasa, est le dernier épisode d’un long feuilleton où l’instruction publique est sacrifiée sur l’autel de l’incompétence et du mépris.
Imaginez un instant : des militaires, censés protéger la nation, préfèrent saccager des salles de classe au lieu de défendre ceux qui en ont réellement besoin. Oui, vous avez bien lu. Des militaires armés jusqu’aux dents et en uniforme, ces soldats ont pris d’assaut un lieu qui, à la base, est sacré : l’école. Mais qui a besoin d’un avenir, n’est-ce pas ?
Pourquoi investir dans l’éducation des jeunes quand on peut tout simplement détruire ce qui pourrait les aider à sortir de l’ignorance ? Cette situation soulève une question qui frôle l’absurde : comment est-il possible que certains individus qui sont eux-mêmes parents, qui portent l’uniforme de la protection, ne comprennent pas l’importance cruciale de l’éducation ?
L’instruction publique n’est pas qu’un simple luxe ; c’est le fondement même de notre avenir. Les jeunes générations, qui devraient être encouragées à apprendre et à grandir, se retrouvent face à des actes de violence qui sapent leurs espoirs et leurs rêves. Et que dire des autorités ? Où sont-elles pendant que l’école est attaquée ? Le silence de Madame la ministre d’État Raïssa Malu est trop abasourdissant.
Elle est probablement en train de concocter des discours vides sur l’importance de l’éducation, tout en laissant ses soldats saccager les fondations de notre société. Ironiquement, ces mêmes autorités qui prônent des politiques éducatives ambitieuses sont les premières à tourner le dos aux réalités sur le terrain. On pourrait presque sourire si la situation n’était pas si tragique.
Mais ne vous inquiétez pas, après ce nouvel affront à l’éducation, nous pouvons être sûrs que des mesures « décisives » seront prises. Peut-être une promesse solennelle, des discours enflammés sur l’importance de l’instruction, suivis d’une belle photo de groupe avec des enfants souriants. Elles ont le pouvoir de masquer la réalité et de donner l’illusion que tout va bien.
Il est grand temps de se réveiller et de dénoncer cette désacralisation de l’école en RDC. Les militaires ne devraient pas être les vandales de nos institutions éducatives. L’éducation est un droit, pas un privilège, et il est impératif que nous, en tant que société, exigions le respect de cet espace sacré. Les jeunes de notre pays méritent mieux qu’une scène de désolation.
Ils méritent des salles de classe où ils peuvent apprendre, rêver et construire un avenir meilleur. La RDC ne peut pas continuer à sacrifier l’éducation sur l’autel de l’incompétence. Il est temps de redresser la barre et de remettre l’école au centre de nos priorités. Ne laissons pas les militaires, ou qui que ce soit d’autre, transformer l’instruction publique en champ de bataille. L’avenir de notre nation en dépend.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Santé
Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières
Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).
Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.
« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.
L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.
« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.
Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.
Dalmond Ndungo
