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Le temps, pilier ignoré : Une réflexion sur l’existence et la politique en RD Congo
Dans un monde où le temps est notre ressource la plus précieuse et pourtant souvent sous-estimée, il est impératif de reconnaître son rôle dans la légitimité de notre existence. Au cœur de la République Démocratique du Congo, une nation riche en histoire mais souvent en proie à des défis politiques, le temps devrait être un indicateur crucial pour évaluer le progrès et la gouvernance.
Alors que les politiques se succèdent, les promesses et les projets semblent se perdre dans un écheveau de retards et d’inaction. Le manque de respect pour le temps se traduit par des conséquences désastreuses pour la population, qui attend depuis trop longtemps les changements promis.
Le temps, en tant qu’unité de mesure universelle, devrait être l’outil principal pour évaluer la performance des dirigeants et des institutions. Les retards incessants dans la mise en œuvre des politiques et des projets sapent la confiance du peuple et minent le potentiel de développement du pays.
Il est temps pour les politiques en RD Congo de reconnaître l’importance du temps comme un élément crucial dans la légitimation de leur action. L’efficacité et la transparence dans la gestion du temps pourraient transformer la gouvernance et ouvrir la voie à un avenir plus prometteur pour tous les citoyens.
Le temps est un bien précieux qui ne peut être ignoré par ceux qui ont la responsabilité de guider une nation. En RD Congo, comme ailleurs, la prise de conscience de l’importance du temps pourrait être le catalyseur d’un changement significatif et durable pour le bien-être de tous.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
