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Le système de mariage DINKA : Entre tradition et évolution au Soudan du Sud

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Le mariage Dinka, pratiqué par le peuple Jieng du Soudan du Sud, est un phénomène culturel fascinant qui soulève des questions complexes sur la place des femmes, les valeurs traditionnelles et les dynamiques familiales. Dans un contexte où le paiement de la dot peut atteindre jusqu’à 500 vaches, la question se pose.

Ce système, loin d’être un simple échange économique, incarne-t-il un respect véritable pour les femmes ou est-il le reflet d’une hiérarchie patriarcale profondément enracinée ? Le système de mariage Dinka repose sur le paiement de la dot, perçue comme un symbole de la valeur de la femme dans la société.

Cette pratique, bien que controversée, est souvent vue comme un moyen de garantir la sécurité financière de l’épouse et de tisser des liens entre les familles. Cependant, cette transaction soulève des interrogations sur la perception des femmes : sont-elles considérées comme des partenaires égales ou comme des biens ayant un prix ?

Une caractéristique notable du mariage Dinka est la période d’Anyuuc, durant laquelle la nouvelle épouse ne s’occupe d’aucune tâche domestique pendant quatre ans. Ce temps est censé lui permettre de se reposer, de se détendre et d’apprendre les valeurs de son mari. Toutefois, cette période pose un dilemme : est-elle un moment de libération ou un moyen de renforcer la dépendance des femmes vis-à-vis de leurs maris ?

Alors que les sœurs de l’époux prennent en charge les tâches ménagères, le rôle de la femme est redéfini non pas comme un membre actif de la famille, mais comme une bénéficiaire passive d’un soutien temporaire. Après quatre ans, la grande fête du Thäät marque le début de l’intégration de l’épouse dans la vie domestique.

Ce festival de la cuisine, où l’époux peut sacrifier des vaches et des chèvres, symbolise la transition de la femme vers son rôle de chef de famille. Cependant, cette cérémonie soulève des interrogations sur la nature de l’amour et de la responsabilité dans la culture Dinka. Est-ce que l’amour est véritablement célébré, ou est-ce une formalité qui renforce des rôles traditionnels rigides ?

Dans cette dynamique complexe, la question de l’amour dans le mariage Dinka mérite d’être explorée. L’amour est-il un choix émotionnel ou une obligation sociale ? Dans une société où les traditions sont profondément ancrées, il est crucial de comprendre comment ces pratiques influencent les relations interpersonnelles.

Les femmes, bien qu’apparemment honorées par le traitement qui leur est accordé, peuvent-elles réellement s’épanouir dans un système qui semble, à première vue, privilégier les hommes ? Alors que le Soudan du Sud est confronté à des défis socio-économiques et politiques, les traditions comme celle du mariage Dinka doivent évoluer pour répondre aux besoins d’une société moderne.

Une réévaluation des rôles de genre, une meilleure éducation et une prise de conscience des droits des femmes sont essentielles pour permettre un dialogue constructif sur le mariage et la famille. Le mariage Dinka, avec ses rituels et ses significations, offre une fenêtre sur une culture riche et complexe.

Toutefois, il est impératif de questionner ces traditions afin de garantir que le respect et l’amour entre partenaires ne soient pas simplement des concepts idéalisés, mais des réalités vécues. La quête d’un équilibre entre tradition et modernité pourrait bien redéfinir la place des femmes dans cette société fascinante.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Santé

Ebola Bundibugyo : L’ACECO s’approprie des mesures barrières pour prévenir cette épidémie à Butembo

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L’association des chauffeurs au Congo (ACECO), s’approprie les mesures barrières pour lutter contre la maladie à virus Ebola à Butembo, au Nord-Ku. Son secrétariat administratif, Kahindo Lukogho Élvis, l’a indiqué ce lundi 25 mai 2026, au cours des échanges avec l’autorité urbaine représentée par le chef de division urbaine à la mairie de Butembo, Bwabale Mughanirya Gilbert. « La sensibilisation des membres et des passagers est en cours pour se prévenir de cette maladie », a-t-il fait savoir.

« Nous venons d’échanger avec l’autorité urbaine et nous venons de lui confirmer que nous sommes en sensibilisation de nos membres par rapport à l’épidémie d’Ebola qui sévit déjà dans notre milieu.Alors sensibilisons nos membres sur le respect des mesures barrières pour se protéger », a-t-il déclaré.

Pour ce haut cadre de l’ACECO, les chauffeurs font partie des couches de la population les plus exposées comme ils sont en contact permanent avec plusieurs personnes et sont à haut risque.D’où il faut se protéger contre ce virus de la souche Bundibugyo pour couper la chaîne de contamination.

« Nous avons dit que que nous sommes à haut risque par rapport à cette épidémie parce que nous sommes en contact avec plusieurs personnes.Voilà pourquoi nous devons pas négliger les mesures barrières et nous sommes les premiers à le faire respecter dans nos différentes activités pour nous protéger, protéger celui qui est à nos côtés et même nos enfants », a promis M. Kahindo Lukogho.

Cette Appropriation des mesures barrières de l’ACECO arrive après celle du Réseau des taximen au Congo (RETAC), qui a même déjà recommandé à ses membres de limiter le nombre des passagers à moto taxi à seulement une personne.

Dalmond Ndungo

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