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Le sérieux en veste : Le ministère des affaires étrangères de la RDC impose une police vestimentaire

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Dans un pays où l’électricité est un luxe et la chaleur étouffante, les règles vestimentaires strictes au ministère des affaires étrangères de la RDC pour la population et les visiteurs soulèvent des questions fondamentales. Imposer des chemises et vestes pour accéder dans l’enceinte du ministère où des bureaux sont non climatisés semble déconnecté de la réalité quotidienne des citoyens.

L’idée que la crédibilité et la compétence d’une personne se mesurent à sa tenue vestimentaire, en l’occurrence une veste, est non seulement archaïque mais aussi profondément superficielle. Comment peut-on juger la compétence d’un individu sur la base de ses vêtements, surtout dans un environnement où la corruption prospère sous des costumes élégants ?

Ces idées insolites font des cousins et autres parents qui remplissent désormais des cabinets ministériels des gardiens des ordres qui manquent gravement à l’équité. Ces ordres très injustes sont surtout le fruit de ceux qui viennent à peine de découvrir l’usage des chemises et vestes. Instaurer une police vestimentaire dans un pays qui manque de tout ne peut être que le produit de ces parvenus.

La mise en place d’un service sauvage de location de chemises non repassées ni lavées à 2000FC soulève des questions sur les priorités de ces parents de nos « Excellences ». Plutôt que de se concentrer sur des initiatives qui amélioreraient réellement la vie des citoyens, on insiste sur des normes vestimentaires dépassées et qui ne sont même pertinentes.

Il est grand temps de repenser ces règles strictes et de se concentrer sur des politiques plus significatives pour le bien-être de la population. Le sérieux ne réside pas dans les tissus que l’on porte, mais dans les actions que l’on entreprend pour le bien commun. D’ailleurs tous ceux qui détournent impunément les deniers publics en RDC sont toujours tirés à quatre épingles.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR


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La corruption à son paroxysme : Quand le pouvoir corrompt même les plus hauts organes de décision

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Dans un récent scandale révélé au grand jour, le camp du candidat déclaré provisoirement Gouverneur de la province du Haut-Uélé Jean Bakomito Gambu malgré les irrégularités et la fraude industrielle orchestrée lors des élections du 29 Avril 2024 a été pris en flagrant délit de tentative de corruption au sein du Conseil d’État, dépassant ainsi tout ce que l’on aurait pu imaginer. Après une audience décisive, les membres de ce camp se sont retrouvés dans l’impasse financière, manquant des fonds nécessaires pour soudoyer les membres du Conseil d’état.

Face à cette situation critique, ils se sont tournés vers un allié de poids, l’ancien Gouverneur Christophe Baseane Nangaa, mais ce dernier a refusé de prêter la somme colossale exigée. Sans alternative, ils ont décidé de s’endetter auprès de la principale entreprise minière de la province, Kibali Gold Mine compromettant ainsi leur intégrité et leur légitimité.

Cette affaire d’une gravité extrême a attiré l’attention de toutes les autorités de la république, mettant en lumière l’étendue des ravages causés par la corruption dans les rouages du pouvoir. Elle soulève des questions essentielles sur l’éthique et la transparence des processus politiques, et appelle à une réaction ferme et sans équivoque de la part des institutions chargées de veiller à l’intégrité de notre démocratie.

Cette affaire révèle une triste réalité : la corruption a atteint des sommets insoupçonnés, menaçant les bases mêmes de notre système démocratique. Il est temps de prendre des mesures radicales pour lutter contre ce fléau qui gangrène notre société et compromet notre avenir collectif.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR


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Bientôt le magazine CONGO PROFOND dans les kiosques à journaux : Simplicité, Pertinence et Découverte