Actualité
Le réveil scientifique et technologique du Congo: L’Essor du label « Made in RDC ».
Au cœur de l’Afrique, la République Démocratique du Congo (RDC) se tient à l’aube d’une révolution, non pas armée, mais scientifique et culturelle. Aucune nation n’a jamais gravi l’échelle du progrès sans forger son propre marteau et enclume – ses outils de création et d’innovation. La RDC, riche de ses ressources et de son potentiel humain, est à la croisée des chemins, prête à inscrire sur le monde le label « Made in RDC ».
La vision est claire: aucun label de distinction ne peut naître sans l’impulsion d’une recherche scientifique et technologique poussée. Le « Made in RDC » n’est pas simplement une marque d’origine. Elle doit devenir l’étendard d’une identité renouvelée, l’expression d’une indépendance retrouvée dans le concert des nations. Pour y parvenir, il est impératif que la classe politique congolaise embrasse une stratégie de développement où l’homme congolais, avec son génie propre, sera au centre.
Investir dans l’homme congolais, c’est investir dans son éducation, sa formation professionnelle et continue, mais aussi dans sa capacité à innover et à créer. C’est permettre à la RDC de développer ses propres technologies, adaptées à ses réalités et répondant à ses ambitions. Le label « Made in RDC » sera le fruit de cette politique volontariste, où chaque dollar investi en Recherche et Développement se transformera en un investissement pour l’avenir du pays.
L’heure est venue pour la RDC de tracer un chemin lumineux pour sa jeunesse, lui offrant des modèles de réussite enracinés dans son sol. Les talents congolais, lorsqu’ils sont reconnus, encouragés et soutenus, ont le pouvoir de redéfinir l’image d’une nation et de rétablir la dignité de tout un peuple. En appeler à une prise de conscience et à une action collective, pour que le label « Made in RDC » devienne un symbole de fierté, un gage de qualité et un vecteur de transformation socioéconomique durable.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
