Littérature
Le recueil « Quand la nuit embrasse le jour » de Christiana Arama passé au scalpel de la clinique littéraire de Kinshasa
Dans une atmosphère mêlant verbe acéré et passion littéraire, la Clinique Littéraire de Kinshasa (CLK) a procédé, samedi 26 juillet 2025, au diagnostic du recueil de poèmes Quand la Nuit embrasse le jour de la poétesse Christiana Arama. Une séance critique perçue comme un rite de passage, où l’œuvre a été auscultée selon la tradition clinique propre à ce haut lieu du livre congolais.
Absente pour raisons de santé, l’auteure était représentée par son éditeur, Medi Mulenda, qui a recueilli les avis parfois mordants des « docteurs du verbe ». L’écrivain Tomokwabini Christian Gombo, qualifié d’« écrivain maudit » et signataire de la préface, s’est retrouvé à défendre l’essence même de l’ouvrage face à une critique pointilleuse.
Cette dernière n’a pas manqué de souligner l’usage jugé maladroit de certains termes comme raz-de-marée ou immeubles, perçus comme peu lyriques par le puriste du jour – le Poète Maudit –, qui officiait comme critique principal. Ironie de la soirée : celui-ci a lui-même essuyé une salve de critiques, tel un « docteur soigné par ses patients », dans un jeu d’échos où « l’arroseur fut arrosé ».
En conclusion de cette joute littéraire, Glodi Le Marc Bamenga, Directeur de la CLK, a proposé une lecture critique globale. S’il a relevé des faiblesses, il a néanmoins salué l’élan poétique, la sincérité et la sensibilité à fleur de plume de l’ouvrage.
À ses côtés, le poète connu pour ses « Actu-Poésie », Pat le Gourou, a encadré ce débat à la manière d’un cénacle hugolien, où parfois « le critique devient critiqué ». Une véritable prescription littéraire, dans une ambiance à mi-chemin entre tribunal poétique et forum d’esthètes.
Barca Horly Fibilulu Mpia/Congoprofond.net