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Politique

Le rebelle qui rêve de chaos pour enterrer son héritage

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Joseph Kabila ose aujourd’hui un cynisme absolu. Cet homme, qui a verrouillé la RD Congo pendant dix-huit ans, du fond de sa retraite dorée, insuffle dans le débat public un poison : la “Soudanisation” de la RDC. Derrière ce terme emprunté aux échecs d’États défaits, il y a un aveu. Celui d’un ancien rebelle, arrivé au pouvoir dans le sang, qui n’a jamais su – ni voulu – incarner l’autorité d’un État.

Pendant près de deux décennies, il a laissé l’Est du pays se transformer en poudrière, instrumentalisé les divisions ethniques pour mieux régner, et bâti un système où l’autorité de Kinshasa n’était que de façade. Aujourd’hui, parler de fragmentation du Congo, c’est pour lui tenter de transformer sa propre incurie en fatalité géopolitique. Un concept pour masquer une stratégie de sabotage post-pouvoir. L’inconséquence est historique.

Voilà celui qui a prêté serment de défendre l’intégrité du territoire en train de normaliser l’idée qu’il faudrait peut-être s’en accommoder. La “Soudanisation” n’est pas une analyse, c’est un projet déguisé. En agitant ce spectre, Joseph Kabila ne décrit pas un avenir inéluctable, il prépare le terrain pour justifier son échec et maintenir un rapport de force. C’est le reniement d’un serment. C’est l’insulte à une nation.

C’est la technique classique de l’ancien autocrate qui, voyant son influence s’effriter, préfère annoncer l’apocalypse plutôt que d’assumer ses responsabilités. Car qui a laissé les groupes armés proliférer sous son règne ? Lui. Qui a vidé l’armée de sa substance pour en faire une nébuleuse de fiefs personnels ? Lui. Qui a entretenu la porosité des frontières avec les puissances agressives de la région ? Encore lui.

En osant aujourd’hui projeter une partition du pays, Joseph Kabila fait le jeu des ennemis historiques de la RDC – ceux-là mêmes qui ont pillé ses ressources et morcelé son territoire pendant qu’il regardait ailleurs, quand il n’orchestrait pas lui-même le chaos. C’est un ancien chef de l’État qui, pour la première fois dans l’histoire récente du Congo, valide l’idée que le pays pourrait disparaître. C’est d’une gravité absolue.

La RDC a traversé les guerres d’agression, les tentatives de sécession, les dictatures. Elle tient, non grâce à ses dirigeants, mais par la volonté farouche de son peuple et le sacrifice de ses soldats. Entendre celui qui fut le commandant suprême des armées glisser dans le discours public l’hypothèse d’un éclatement est une insulte à la mémoire des millions de Congolais morts pour maintenir ce pays debout. Joseph Kabila a été rebelle, puis chef de l’État.

Il se révèle aujourd’hui pour ce qu’il est vraiment : un homme prêt à hypothéquer l’unité nationale pour sauver les lambeaux de son influence. Si la RDC devait un jour faire face à une crise d’intégrité territoriale, les historiens sauront que le premier à avoir ouvert cette porte n’était pas un ennemi étranger, mais celui qui avait juré de la protéger. L’inconséquence est à la mesure du reniement.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

À la Une

APEC : Honoré Jukayi officialise son engagement aux côtés de Louis Watum Kabamba lors d’une mobilisation géante à Kinshasa

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L’Action des patriotes pour l’émergence du Congo (APEC) a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie d’implantation nationale. À l’occasion d’une grande matinée politique organisée samedi 13 juin 2026 à l’Échangeur de Limete, à Kinshasa, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba a officialisé son adhésion au parti sous la conduite de son autorité morale, Louis Watum Kabamba.

Une mobilisation politique d’envergure

Cette rencontre politique, organisée dans le cadre de la campagne nationale d’adhésion massive de l’APEC, a rassemblé de nombreux cadres, militants et sympathisants venus de différentes provinces du pays. L’objectif était de consolider les bases du parti et de renforcer sa présence sur l’ensemble du territoire national.

Parmi les personnalités présentes, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba, président fédéral de l’APEC au Kasaï-Central, s’est distingué par sa participation active aux différentes séquences de cette matinée politique.

Louis Watum Kabamba au cœur de la cérémonie

L’un des temps forts de la manifestation a été l’arrivée de l’autorité morale du parti, Louis Watum Kabamba, chaleureusement accueillie par une foule enthousiaste. Dans son intervention, la direction du parti a réaffirmé sa volonté de bâtir une formation politique solidement implantée à travers le pays et capable de porter un projet de développement pour la République démocratique du Congo.

La cérémonie a également été marquée par l’adhésion officielle de plusieurs responsables fédéraux, symbole de la dynamique de croissance que connaît l’APEC.

Honoré Jukayi reçoit les insignes du parti

Moment particulièrement symbolique de cette journée, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba a reçu des mains de Louis Watum Kabamba l’écharpe et le képi aux couleurs de l’APEC. Ce geste a consacré son engagement officiel au sein de la formation politique et sa détermination à promouvoir les valeurs et la vision du parti dans la province du Kasaï-Central.

Cette investiture traduit également la confiance accordée aux structures provinciales pour accompagner l’expansion de l’APEC et renforcer son ancrage auprès des populations.

Une stratégie d’implantation nationale

À travers cette campagne d’adhésion massive, l’APEC entend élargir sa base militante et consolider son organisation à travers les différentes provinces de la RDC.

Les participants ont salué cette initiative, qu’ils considèrent comme une étape importante dans le développement du parti et dans le renforcement de sa présence sur l’échiquier politique national.

Mike Tyson Mukendi

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