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Provinces

Le projet Chute Mbombo toujours dans l’impasse : la société civile de Kananga monte au créneau

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La Dynamique Chutes Mbombo (DYCM) a organisé une marche pacifique le samedi 20 septembre dernier pour exiger le financement du projet de la centrale hydroélectrique de Mbombo. Les manifestants, pancartes en main, ont interpellé le gouvernement provincial, l’appelant à faire pression sur le pouvoir central pour relancer les travaux à l’arrêt.

Au cours de cette marche, les membres de la DYCM ont brandi des pancartes aux slogans forts, comme «FATSHI Béton, le Kasaï-Central est dans le noir», «Nous réclamons le financement du projet Mbombo», «Chute Mbombo, solution palliative à l’électrification du Kasaï-Central» et «Chute Mbombo ou rien».

La DYCM a remis un mémorandum au vice-gouverneur Job Kuyindama, qui était leur seul interlocuteur. Dans ce document, la structure citoyenne exprime son « indignation » face à une situation qu’elle qualifie de « criante et macabre », caractérisée par le manque d’eau et d’électricité. La DYCM y accuse les « différents responsables » qui se sont succédé dans ce projet de « mythomanie », soulignant que le Kasaï Central, riche en potentiel hydraulique, est la seule province à rester dans le noir.

UN HISTORIQUE DE DÉCEPTIONS ET D’ÉCHECS

Le mémorandum de la DYCM retrace le parcours semé d’embûches du projet. Il rappelle que la pose de la première pierre, en août 2023, avec le Bureau Central de Coordination (BCECO) comme maître d’ouvrage délégué, a été suivie de la disparition de ce dernier. Plus tard, l’Agence Nationale d’Investissement et de Développement (ANSER) a repris le projet en février 2025, pour l’abandonner à son tour « faute de financement ».

La DYCM dénonce le « manque de volonté des partenaires financiers » et exhorte le Président de la République, Félix Tshisekedi, à s’impliquer personnellement pour débloquer le financement. La structure citoyenne demande que le projet soit inscrit dans le budget rectificatif, insistant sur le fait que « la parole du Chef est sacrée ».

LE VICE-GOUVERNEUR SE POSE EN MÉDIATEUR

En réponse à la demande des manifestants, le vice-gouverneur Job Kuyindama a promis de transmettre leur message au chef de l’État. Il a également salué cette initiative citoyenne, qui montre l’engagement de la population pour le développement de la province. La balle est maintenant dans le camp du pouvoir central, dont l’implication est jugée indispensable pour que le projet de la centrale de Mbombo, considéré comme « la solution palliative à l’électrification » de Kananga, voie enfin le jour.

Félicien MK | CONGOPROFOND.NET

Provinces

Beni : Six membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangesse, tués lors d’une attaque attribuée aux ADF à Ngadi

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La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins six civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026 au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.

D’après plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté les pygmées à l’arme blanche avant de poursuivre l’assaut dans d’autres parties de Ngadi », a relaté un jeune résident du quartier.

Après cette première attaque, les hommes armés auraient poursuivi leur incursion dans d’autres zones de Ngadi. Outre les six personnes tuées dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et emmenés vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.

La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des personnalités les plus connues de la région. Son décès a provoqué une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.

Cette nouvelle attaque remet en évidence les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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