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Actualité

Le procès contre Matata Ponyo ouvert mercredi au TGI/Gombe

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La première audience de l’affaire opposant Augustin Matata Ponyo, ancien Premier Ministre, ainsi que la fondation Mapon, à un certain Makosso, s’est ouvert hier mercredi 24 février 2021 au Tribunal de Grande Instance de Gombe. Ce dernier s’est déclaré saisi et a renvoyé l’affaire à un mois.

Les deux parties étaient représentées par leurs avocats respectifs.

Jusque-là, l’on ne connait pas encore les raisons pour lesquelles l’ex-Premier ministre a été assigné en justice car l’objet de la plainte n’est pas encore révélé.

Il est quand-même important de souligner qu’il s’agit d’une affaire à caractère civil et non pénal.

L’on peut ainsi penser que Matata ponyo a été assigné en justice pour répondre à une action visant à obtenir soit réparation, soit restitution, soit encore annulation.

Pour l’instant, le débat se situe encore au niveau de la procédure. Le tribunal n’a pas encore attaqué le fond du dossier pour départager les deux parties.

Les discussions, au cours de l’audience d’hier, ont essentiellement tourné autour des préalables liées à la saisine du tribunal. C’est après cette étape que le tribunal a renvoyé l’affaire, après s’être déclaré saisi, afin de permettre aux deux parties de prendre connaissance des pièces versées au dossier.

Alors que certaines langues parlent d’une convocation en lien avec le récent rapport de l’Inspection générale des finances au sujet l’échec du projet Bukanga Lonzo, d’autres indiscrétions laissent penser à un conflit entre la Fondation Matata et l’architecte ayant réalisé les travaux de construction de l’Université Mapon. Il s’agit d’une université de haute technologie située à Kindu, dans la province du Maniema en République Démocratique du Congo. Elle a été fondée en 2016, à l’initiative de l’ex-Premier ministre, Matata Ponyo, dont elle porte le nom.

La prochaine audience éclairera certainement la lanterne de l’opinion publique sur le motif pour lequel l’ex Premier ministre, actuellement sénateur, est trainé en justice.

Perside Diawaku/LE PHARE

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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