Analyses et points de vue
Le pouvoir transformateur de la croyance de l’expansion des possibilités
Au cœur de la RD Congo, réside un phénomène transcendant : le pouvoir de la croyance. Croyance en ses rêves, en son peuple, en un avenir imprégné de possibilités infinies. Dans l’esprit collectif de la nation, se tisse une toile complexe où les frontières entre l’impossible et le réalisable s’effacent. Être courageux de défendre ce en quoi le peuple congolais croit malgré le complot international.
L’idée que la RDC incarne dans l’âme de son peuple devient une force motrice, transformant les obstacles en opportunités. Dans ce pays vibrant de richesses naturelles et culturelles, la croyance en un avenir prospère est le carburant qui alimente l’innovation, la résilience et l’espoir. La république, c’est le droit de tout un chacun à avoir sa part de la souveraineté.
Pourtant, au-delà de cette vision enchanteresse, réside une réalité brute : les défis qui entravent la progression. Les limites dans le domaine de la possibilité peuvent sembler insurmontables, mais c’est précisément là que la croyance trouve son plus grand pouvoir. C’est dans l’acte de défier les conventions, de repousser les frontières du connu, que la RDC peut révéler son plein potentiel.
En embrassant une perspective iconoclaste, la RDC peut transcender les attentes conventionnelles et ouvrir de nouveaux horizons. En libérant ses esprits des chaînes de la résignation, en cultivant une culture de confiance et d’audace, la nation peut se propulser vers des sommets inexplorés. L’âme congolaise renferme la capacité de transformer les choses, ne peut changer d’avis et ne changera pas de sujet.
Ainsi, la RD Congo se trouve à un carrefour crucial, où le pouvoir de la croyance peut être le catalyseur d’une transformation profonde. En embrassant pleinement ce pouvoir, en défiant les limites de la possibilité, la RDC peut forger un avenir où les rêves se transforment en réalité, où l’impossible devient simplement un défi à relever tels des connecteurs à l’argument d’autorité.
Dans cette quête audacieuse, la nation peut se libérer des entraves du passé, pour s’élancer vers un avenir où chaque pensée, chaque action, chaque croyance, façonne une nouvelle réalité. La RD Congo est appelée à explorer les frontières de l’impossible, à repousser les limites de la possibilité, à devenir l’architecte de son destin. Tout ce que l’esprit peut concevoir et croire. Il peut le réaliser.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Analyses et points de vue
RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)
Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.
Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.
En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.
CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.
Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.
Le Processus de Réinsertion
Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.
A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.
Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.
Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.
Suivi psychologique pour les violences
Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.
La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.
Zagor Mukoko Sanda
