Politique
« Le peuple congolais attend de ses anciens dirigeants un exemple et non des complices … » (Sénateur Joseph Ngalamulume)
Le sénateur du Kasaï, Joseph Ngalamulume Bakakenga, a salué le sens élevé de patriotisme contenu dans le discours prononcé le 2 juin par Martin Fayulu, président du parti politique ECiDé, tout en appelant Joseph Kabila à quitter Goma, ville qu’il estime symboliquement sensible.
« Je salue la hauteur de vue et le courage du président Martin Fayulu. Dans son discours, il a posé un acte fort en appelant à une rencontre directe avec le chef de l’État, dans un esprit d’apaisement et de responsabilité. Cette démarche dépasse les clivages partisans et met l’intérêt supérieur de la nation au centre », a déclaré le sénateur.
Tout en adhérant à cette volonté d’unité nationale exprimée par Fayulu, Joseph Ngalamulume s’est montré critique envers l’ancien président Joseph Kabila, actuellement en séjour à Goma, ville stratégique marquée par la rébellion dans l’Est de la RDC.
« J’en appelle au président honoraire Joseph Kabila : la RDC vous a tout donné et honoré pendant 18 ans. Votre présence à Goma, fief d’une rébellion meurtrière, est une provocation insoutenable. En tant que patriote, je vous exhorte à écouter l’appel du président Fayulu et à quitter cette ville », a-t-il lancé.
Selon lui, un tel départ serait perçu comme un geste fort de responsabilité et de grandeur, susceptible de favoriser un sursaut d’unité nationale :
« Partir de Goma, c’est poser un acte d’apaisement et de grandeur. Ce geste ouvrirait la voie à un sursaut national. En tant que sénateur, je soutiens l’appel à la paix et à l’unité. Le peuple congolais attend de ses anciens dirigeants un exemple, pas une complicité avec ceux qui déchirent la nation. »
À noter que Joseph Kabila, en séjour dans l’Est du pays, a entamé une série de consultations politiques à Goma, une démarche qui, selon certains observateurs, pourrait être interprétée comme un soutien implicite à la rébellion, en pleine crise sécuritaire dans la région.
Faustin Nkumbi/CongoProfond.net
Politique
Réforme constitutionnelle en RDC : Blaise Omunyepa salue la position de l’ECC et appelle à l’unité nationale
La fédération Haut-Uele 2 de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) a salué la récente prise de position de l’Église du Christ au Congo (ECC) sur le débat relatif à une éventuelle réforme de la Constitution de la République démocratique du Congo. Son président fédéral, Blaise Omunyepa, estime que cette déclaration constitue un appel à la responsabilité des acteurs politiques et sociaux, tout en invitant les différentes composantes nationales à privilégier la cohésion sociale et l’unité du pays.
Dans un entretien accordé ce lundi 8 juin 2026 à Congo Profond.net, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) dans la fédération du Haut-Uele 2, a exprimé sa satisfaction à la suite du message publié par l’Église du Christ au Congo à l’issue de sa 66 e session extraordinaire du Comité exécutif national.
Pour ce cadre du parti de l’opposition, la position de l’ECC traduit la volonté de préserver les fondements démocratiques de la République et de garantir le respect des principes consacrés par la Constitution.
Selon lui, l’intervention de cette importante confession religieuse intervient dans un contexte marqué par des débats de plus en plus soutenus autour de la question de la révision ou du changement de la Constitution. Il estime que la voix de l’ECC contribue à enrichir le débat public tout en rappelant la nécessité de respecter les mécanismes légaux prévus par les textes en vigueur.

« La cohésion nationale doit demeurer au-dessus de toute considération politique. Les acteurs sociaux, religieux et politiques ont la responsabilité de préserver l’unité du peuple congolais », a-t-il soutenu.
Profitant de cette occasion, Blaise Omunyepa a lancé un appel aux Églises de réveil ainsi qu’aux membres de l’Union sacrée de la Nation afin qu’ils privilégient le dialogue, l’écoute mutuelle et la recherche du consensus dans les discussions relatives à l’avenir institutionnel du pays. Pour lui, la stabilité de la RDC dépend de la capacité des différentes forces vives à transcender les clivages pour promouvoir l’intérêt général.
Le président fédéral de l’A.Ch Haut-Uele 2 affirme également observer une adhésion grandissante de la population à la vision politique portée par Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président national du parti. Il soutient que de nombreux Congolais se reconnaissent aujourd’hui dans le discours de changement, de bonne gouvernance et de respect de l’État de droit défendu par l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale.
Alors que le débat sur l’avenir de la Constitution continue d’animer la scène politique congolaise, l’Alliance pour le Changement réaffirme son attachement au respect des principes démocratiques et appelle l’ensemble des acteurs nationaux à œuvrer en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité des institutions de la République.
Junior Kasamba
