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Analyses et points de vue

Le paradoxe congolais : Dépasser les montagnes plutôt que les soulever

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Au cœur de l’Afrique subsaharienne, la RD Congo se tient au carrefour des promesses incommensurables et des défis insondables. Souvent perçu comme un paradoxe en soi, ce pays riche en ressources naturelles, mais aux conditions de vie précaires pour une grande partie de sa population, suscite une réflexion profonde sur la nature de son développement.

L’image du Congo soulevant des montagnes pour atteindre ses objectifs peut sembler noble, mais une perspective iconoclaste pourrait suggérer une approche plus pragmatique : pourquoi soulever des montagnes quand il est possible de les contourner en passant par-dessus ?

De nombreuses initiatives de développement ont cherché à transformer les défis structurels du Congo en opportunités florissantes. Cependant, les résultats mitigés et les obstacles persistants soulèvent des questions essentielles sur la pertinence des approches conventionnelles. Peut-être est-il temps de considérer des voies alternatives, de transcender les obstacles plutôt que de tenter de les éradiquer.

En effet, envisager de passer par-dessus les montagnes implique une révision profonde des modèles de développement traditionnels. Plutôt que de s’engager dans une lutte herculéenne pour résoudre chaque problème individuellement, une approche basée sur l’innovation, l’adaptabilité et la créativité pourrait offrir des résultats plus durables.

La RDC est confrontée à des défis multiformes, de la pauvreté endémique à la corruption institutionnalisée, en passant par les conflits régionaux persistants. Cependant, au lieu de chercher à éliminer ces obstacles de manière frontale, une approche audacieuse consisterait à les reconnaître tout en développant des stratégies pour les contourner.

Cette reconceptualisation exige une transformation fondamentale de la pensée, tant au niveau individuel que collectif. Plutôt que de s’attarder sur les défis immédiats, il s’agit de cultiver une vision à long terme et d’adopter une mentalité tournée vers l’innovation et l’adaptation dynamique.

En fin de compte, le paradoxe congolais n’est pas simplement une énigme à résoudre, mais une invitation à repenser radicalement la manière dont le développement est envisagé et réalisé. En choisissant de passer au-dessus des montagnes, la RDC pourrait trouver une voie inédite vers la prospérité, en embrassant la flexibilité, la créativité et la résilience comme moteurs de son avenir.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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