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Le nombre, le courage et le patriotisme contre l’hypocrisie et la traitrise : Nous irons à Kigali !
C’est le coup de tonnerre auquel on ne s’attendait sans doute pas dans la plupart des capitales mondiales et, particulièrement, à Kigali où on continue de s’imaginer des Congolais dans le costume d’éternels distraits, manquant de courage et d’intelligence face à l’humiliation que ne cesse de leur infliger le pays des mille collines depuis bientôt plus de 20 ans.
Samedi 29 octobre sous la présidence du Chef de l’Etat, le Conseil supérieur de la défense réuni à la Cité de l’Union Africaine demandait au gouvernement d’expulser sous 48 heures l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Rwanda à Kinshasa. Ce qui a été fait dès le lundi 31 octobre par le ministère des Affaires Etrangères qui a demandé dans la foulée à notre ambassadeur nommé à Kigali de suspendre sa démarche d’accréditation et rappelé illico presto notre Chargé d’Affaires a.i. dans la capitale rwandaise.
Contrairement à un certain nombre de nos compatriotes qui ne décryptent l’actualité qu’à travers le prisme déformant de leurs intérêts politiques, économiques et financiers, les observateurs avertis, le Rwanda en tête, ainsi que plusieurs autres capitales qui suivent la crise entre les deux pays, ont parfaitement compris que la RD Congo venait de franchir une étape de plus dans son exaspération mais aussi et surtout dans sa détermination à en finir une fois pour toutes avec l’humiliation.
Message
Un développement d’autant plus inédit que la RD Congo était visiblement dans la démonstration que sa bonne foi était régulièrement moquée à la fois par la communauté internationale tour à tour complice et impuissante, mais aussi et surtout par le Rwanda qui n’a du Congo que l’image d’un pays de désordre, divisé et corrompu, que ses élites seraient prêtes à vendre à l’autel de leurs intérêts et de leurs ambitions.
Un message clair et sans ambiguïté a donc été lancé à l’attention de la communauté internationale et au Rwanda. On en retient pour l’essentiel que la RDC intègre désormais dans sa démarche la dimension des sacrifices qu’exige cette humiliation qui lui colle tant à la peau, et que pour ce faire, la prochaine étape ne devait logiquement être que cette proclamation de la mobilisation générale avec la montée en puissance des Fardc, mais surtout le déferlement de la population, avec tous les moyens à sa disposition, vers nos frontières orientales.
Mobilisation
Cette étape a été franchie avec le message à la nation du chef de l’Etat jeudi 3 novembre 2022 au cours duquel il a annoncé avec ses mots la mobilisation générale après le constat de l’épuisement de la bonne volonté de la RDC et de l’impuissance de la communauté internationale.
Le président de la république a ainsi sublimé les recommandations du Conseil supérieur de la défense le samedi 29 octobre 2022. Parmi ces recommandations, outre l’expulsion de l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa, l’envoi de toute urgence d’une mission humanitaire dans l’est pour porter assistance aux populations déplacées; l’adoption d’une panoplie de mesures supplémentaires de restriction d’accès au territoire congolais à l’encontre du Rwanda ; l’accroissement de la force de frappe de nos forces armées et de sécurité ; la réaffirmation de la volonté de la République démocratique du Congo de rester engagée dans le processus de paix de Nairobi et la feuille de route de Luanda en vue de restaurer durablement la paix, la sécurité et la stabilité dans la région des grands lacs.
Du coup, ce qu’il reste désormais à Paul Kagame, c’est de faire le constat lucide de l’exaspération et de la détermination des Congolais qui ne pensent plus qu’à laver la honte et l’humiliation qu’ils subissent depuis des décennies ; mais aussi à tout mettre en œuvre pour gagner la désescalade. Faute de quoi, il ne restera plus au leader rwandais qu’une seule solution pour se sortir du traquenard dans lequel l’ont précipité son mépris et son arrogance : tuer tous les Congolais et effacer la RD Congo de la surface de la terre.
Les manifestations qui se déroulent sur l’ensemble du territoire national, de l’est à l’ouest et du nord au sud, l’engouement des jeunes Congolais, surtout dans l’est du pays, à s’enrôler dans les forces de défense et de sécurité pour avoir l’occasion d’affronter le Rwanda même à mains nues, constituent à cet égard des indicateurs indiscutables.
Front médiatique
Pour le reste, on constatera que le Rwanda ne nous attaque pas que sur le front militaire à travers ses marionnettes du M23, ses mercenaires et ses RDF qu’il promet de surpayer avec l’exploitation illicite des ressources du sol et du sous-sol de notre pays. Kigali a surtout entrepris de diviser les Congolais, les jetant les uns contre les autres et déstabilisant les institutions grâce à une campagne médiatique bien organisée et des réseaux sociaux abondamment mis à contribution grâce notamment à des relais congolais.
La RdC est en effet le seul pays au monde où, au nom d’une certaine liberté de la presse, des journalistes nationaux trouvent un malin plaisir à relayer les thèses et les positions de l’ennemi, à tourner en dérision les forces de sécurité et de défense de leur pays, à célébrer les victoires vraies ou supposées de l’ennemi. Tout cela, pendant que le gouvernement de la république se tire une balle dans le pied en gardant le silence, dans toutes les langues, sur le déploiement de cette arme redoutable et sur la trahison dont se rendent coupables les Congolais qui en sont les relais.
Comble de malheur ou ironie du sort, nos compatriotes s’écharpent et polémiquent pendant ce temps, comme à leur habitude, sur le sexe des anges à travers des définitions souvent tirées par les cheveux des droits et libertés du citoyen. Or, au-delà des questions d’éthique et de déontologie, la notion de la liberté de la presse en temps de guerre n’est absolument pas une invention congolaise lorsqu’il s’agit de faire face à des défis qui menacent l’existence même de la nation. Et même si la guerre n’était pas encore officiellement déclarée, nous devrions nous interroger sur la responsabilité sociale de ces compatriotes ayant choisi le métier de journaliste et qui l’exercent dans des conditions souvent discutables, au propre comme au figuré. Nous devrions nous demander comment, pourquoi, au nom de quel principe moral, de quelle raison d’Etat ou de quelle philosophie politique ils se permettraient de choisir, sans tomber sous le coup de la haute trahison, de tourner en dérision leur propre pays, de se moquer de son armée, de déstabiliser les institutions de la république pour l’unique confort des intérêts ou des ambitions de leurs sponsors.
La liberté de la presse ne serait donc pas seulement la loi suprême, elle confinerait malheureusement, en même temps, au désordre, flirterait allégrement avec l’anarchie, l’indiscipline, loin, très loin de la noblesse qui devrait être le fondement du code d’honneur de cette profession et de ses chevaliers.
Ils n’avaient donc pas toujours tort, ceux de nos compatriotes qui avaient estimé, au sortir des états généraux récemment organisés par le ministère de la Communication et Médias, que ces derniers ont eu le tort de n’avoir pas mis l’accent sur la dimension et la fonction de la régulation au cœur du dispositif de la stratégie du gouvernement dans un contexte dominé par les réseaux sociaux et pollué par des communicateurs de tous poils n’obéissant à aucune règle professionnelle.
Ce questionnement en appelle un autre, qui lui est intimement lié : pourquoi et comment le mandat du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication se trouve en perpétuel glissement depuis 2012 ?
Le CSAC étant une institution de la République, la guerre que certains communicateurs déloyaux font aux institutions le touche aussi. D’où la nécessité et l’urgence de s’adapter à l’air du temps, de produire des textes législatifs et réglementaires adaptés à ces nouveaux médias qu’on appelle réseaux sociaux ainsi qu’à leurs excès.
La preuve par l’EAC
Les souffrances de nos populations en moins, la crise que nous inflige le Rwanda, la duplicité de l’Ouganda, le double langage du Burundi, la valse-hésitation de Tanzanie et les atermoiements du Kenya ont ceci de positif qu’ils apprennent enfin aux dirigeants congolais que la bonne foi seule ne suffit pas dans les relations internationales, où il faut apprendre à faire preuve de roublardise, d’artifices et de faux-fuyants pour survivre dans la compétition entre nations. Il faut espérer que les dirigeants congolais, le président de la république en tête, ont fini par se rendre compte à quel point la vocation naturelle et la proximité géographique sont généralement porteuses d’intérêt, et qu’il ne suffit pas de multiplier les amitiés comme les alliances, surtout contre nature, pour arriver à fonder un véritable projet d’avenir là où les énergies se contrarient et où les ondes se neutralisent dans le chaos des intérêts et des ambitions.
Dans le cas d’espèce, alors que la CEEAC n’a presque jamais été conflictuelle à notre égard, on se rappelle que la SADC de son côté n’avait pas hésité, en son temps, à voler au secours de notre pays face à l’agression des mêmes Rwanda et Ouganda. Aujourd’hui, c’est donc avec beaucoup de peine que les Congolais découvrent qu’il ne suffit pas de mutualiser les forces de défense et de sécurité avec l’Ouganda, d’offrir des accords et des contrats les plus juteux au Rwanda pour que l’un comme l’autre renoncent à leurs véritables visées qui sont la fragilisation de la RDC – une puissance en devenir qui les écraserait – et l’installation à la tête de ce pays d’un digne représentant de l’empire hima. C’est avec beaucoup de peine que chacun d’entre nous découvre que les flatteries, les tapes dans le dos, les sourires contraints et forcés, les contrats et les accords les plus juteux ne transforment pas un roublard et ne le conduisent pas à renoncer à sa véritable nature qui est celle de la prédation, du mensonge, de la dissimulation et de la traitrise.
Bref, la crise actuelle, avec plus de bas que de hauts dans le respect des engagements des uns et des autres, devrait convaincre les Congolais que leur intérêt réside dans leur capacité à construire par eux-mêmes leur pays, petit à petit, sans précipitation, sur la base de la maîtrise des ressources humaines, morales et spirituelles dont Dieu a doté ce pays.
Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo n’a évidemment pas mal fait de vouloir s’ouvrir à nos voisins, à l’Afrique et au monde pour faire de la RDC un élément clé de la scène internationale. Force est cependant de se rendre à l’évidence. Le chef de l’Etat ne connaissait pas si bien ses interlocuteurs et ses partenaires dont la capacité de nuisance lui font payer aujourd’hui cash son excès de confiance. Nous lui souhaitons de sortir victorieux de cette dure épreuve. Il devra cependant en tirer les leçons, avec courage, lucidité et responsabilité pour l’avenir.
Jean KENGE MUKENGESHAYI/L’HORIZON
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
