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Le naufrage politique en RD Congo : Urgence d’un sursaut citoyen
La scène politique de la République démocratique du Congo (RDC) est actuellement plongée dans une crise profonde, où l’appât du gain et les intérêts particuliers ont pris le dessus sur l’intérêt général. Dans cette nouvelle configuration de l’Assemblée nationale, toutes les grandes institutions, églises et groupes d’influence ont envoyé leurs représentants, laissant peu de place pour la voix du peuple congolais. Face à cette dévaluation de la politique, il est temps pour les citoyens de se mobiliser et de sauver leur pays.
L’assemblée nationale dévaluée
Dans cette nouvelle configuration, l’assemblée nationale de la RDC perdra de sa valeur symbolique et politique. Les représentants issus des orchestres influents, des groupes théâtraux, des grandes églises de réveil, des personnalités du showbiz et d’autres institutions ont pris le devant de la scène, reléguant les véritables enjeux nationaux au second plan. Cette situation compromet sérieusement les principes démocratiques et l’équilibre des pouvoirs.
L’appât du gain et la corruption
L’appât du gain, symbolisé par les 21.000$ USD des émoluments versés aux députés mensuellement, a attiré de nombreux opportunistes qui cherchent avant tout à s’enrichir plutôt qu’à servir l’intérêt général. Cette course effrénée vers l’argent et les privilèges crée un climat propice à la corruption, où tous les vautours possibles et imaginables se disputent les ressources du pays au détriment du bien-être du peuple congolais.
L’inconscience et la détérioration de la nation
L’inconscience des acteurs politiques atteint des sommets alarmants. Pendant que la nation congolaise sombre, les yeux ébahis du peuple assistent à cette dégradation. Les problèmes socio-économiques, l’insécurité, la corruption endémique et les inégalités persistent, sans réelle volonté politique de les résoudre. Il est crucial de mettre fin à cette spirale descendante avant qu’il ne soit trop tard.
L’urgence d’un sursaut citoyen
Face à cette situation critique, un sursaut citoyen est nécessaire pour sauver la République démocratique du Congo. Les citoyens doivent se mobiliser, s’organiser et exiger des changements tangibles dans la gouvernance politique. Il est essentiel de promouvoir la transparence, l’intégrité et la participation active de la population dans les décisions politiques afin de restaurer la confiance et de reconstruire les bases d’une démocratie solide.
La dévaluation de la politique en République démocratique du Congo a atteint un point critique, où les intérêts personnels et l’appât du gain dominent la scène politique. Pour sauver la nation congolaise, un sursaut citoyen est indispensable. Il est temps que les citoyens se lèvent et exigent des dirigeants politiques qu’ils agissent dans l’intérêt général plutôt que de servir leurs propres intérêts. La reconstruction de la démocratie congolaise passe par la mobilisation collective pour restaurer la confiance, la transparence et l’intégrité dans la gouvernance politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain
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FRIVAO : Bienvenue dans le plus grand cabinet d’illusionnisme financier de la RDC, où les millions s’évaporent et les victimes se multiplient
L’affaire FRIVAO est en train d’accoucher d’un monstre comptable qui ferait passer la caverne d’Ali Baba pour un modèle de transparence suisse. On savait déjà que Constant Mutamba avait un rapport très ludique à l’argent public, sa condamnation pour 19 millions de dollars en étant la carte de visite. Mais ce n’était visiblement que l’apéritif.
Les audiences de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe révèlent que le fonds destiné à panser les plaies des victimes ougandaises ressemblait davantage à une tirelire sans fond troué qu’à un mécanisme de réparation. Le plus beau dans cette farce macabre ? Plus de 2 millions de dollars ont été confiés à des sociétés qui, miracle de l’entrepreneuriat congolais, n’ont ni adresse, ni visage, ni existence légale. Des fantômes administratifs grassement payés pour un travail invisible.
On croirait rêver si les larmes des vrais sinistrés de Kisangani n’étaient pas le seul élément concret de ce dossier. Et comme une gabegie ne vient jamais seule, les listes d’indemnisation se sont transformées en casting politique de seconde zone. Pendant que les veuves et les éclopés attendent leur dû sous des bâches trouées, des apparatchiks bien portants et des militants zélés se sont découvert une vocation tardive de “victimes de guerre”.
L’imagination est décidément la chose la mieux partagée au sein du sérail politique : plutôt que de monter au front, on s’inscrit frauduleusement sur les registres de la douleur pour toucher le jackpot de la solidarité nationale. C’est d’une perversité si raffinée qu’elle en devient un chef-d’œuvre d’ingénierie sociale : transformer l’argent de la honte ougandaise en fonds de caisse électoral. Voilà qui mériterait une thèse en “Kleptocratie appliquée”.
Le plus tragique dans ce festival de l’opacité, c’est que le système FRIVAO n’est que le symptôme d’un mal plus profond : l’impunité managériale érigée en méthode de gouvernement. Des millions s’évaporent, des bénéficiaires fictifs se multiplient comme des petits pains, et personne, absolument personne, n’est en mesure de fournir une adresse ou un nom. On nous promet des réformes, des contrôles renforcés, des audits musclés.
Mais comment prendre au sérieux ces incantations quand les prédateurs d’hier continuaient de rôder autour de la mangeoire ? Heureusement, la sérénité de marbre et le travail de réparation méthodique que mène aujourd’hui le Ministre d’État Guillaume Ngefa Atondoko offrent un contraste saisissant. Loin des bruits de bottes et des coups de menton, le Garde des Sceaux actuel démontre que la Justice n’a nul besoin de fureur médiatique pour être redoutable.
Elle avance en silence, mais elle avance. Si cette nouvelle dynamique parvient à percer l’omerta administrative qui protégeait les fossoyeurs du FRIVAO, alors les millions envolés trouveront peut-être enfin un écho judiciaire. À défaut, ce fonds restera à jamais dans les mémoires comme l’endroit où les victimes finançaient, sans le savoir, le train de vie de leurs propres bourreaux administratifs.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
