Santé
Le manque de rénovation de la politique sanitaire pour les personnes âgées en RDC : Une flèche empoisonnée de Samuel-Roger Kamba
Au cœur de la RD Congo, un silence assourdissant entoure le sort des aînés, laissés pour compte dans les rouages délabrés du système de santé. Alors que le pays s’efforce de progresser, la politique sanitaire pour le troisième âge demeure figée dans un passé obsolète, délaissant une population vulnérable et souvent oubliée.
Dans ce pays riche en ressources mais pauvre en initiatives novatrices, les personnes âgées sont confrontées à un système de santé défaillant, incapable de répondre à leurs besoins spécifiques. Malgré les progrès réalisés dans d’autres domaines, la santé des aînés reste reléguée au second plan, victime d’une inertie politique préjudiciable.
Face à cette réalité criante, il est impératif de briser le tabou entourant la question de la santé des personnes âgées en RDC. Il est temps de remettre en question les normes établies, de réclamer des politiques audacieuses et de placer la dignité et le bien-être des aînés au centre des préoccupations nationales.
En négligeant la rénovation de la politique sanitaire pour le troisième âge, la RDC compromet non seulement le présent de ses aînés, mais aussi l’avenir de toutes les générations à venir. Il est urgent de repenser les structures de soins, de promouvoir l’accès équitable aux services de santé et de garantir une prise en charge adaptée aux besoins spécifiques des personnes âgées.
En défiant les conventions, en brisant les barrières de l’indifférence et en exigeant des changements concrets, nous pouvons inaugurer une nouvelle ère de respect et de dignité pour nos aînés en RDC. Le temps est venu de transformer les lamentations en actions, de faire de la santé des personnes âgées une priorité nationale incontournable. Le défi est immense, mais l’urgence de la situation exige une réponse audacieuse et immédiate.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
