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«Le greffier de la Cour constitutionnelle est censé savoir qu’un dossier déjà pris en délibéré ne peut plus lui être transféré» ( Kapiamba Georges, ACAJ)
La correspondance de la greffe de la Cour constitutionnelle demandant à la greffe du tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe de lui transmettre toute affaire cessante les dossiers relatifs au procès Vital Kamerhe a suscité une réaction en chaîne auprès de l’opinion publique congolaise.
« Le greffier de la Cour constitutionnelle est censé savoir qu’un dossier déjà pris en délibéré ne peut plus lui être transféré », a réagi Me Kapiamba Georges, président de l’ACAJ.
Une autre source judiciaire nous rassure que » le juge ne peut recevoir aucune injonction dans l’exercice de son ministère fusse- t-elle de sa hiérarchie, principe de l’indépendance.
Le juge est tenu de répondre à toute préoccupation posée devant lui par les parties, en passant outre, il commet un déni de justice, même la décision de surseoir devait venir du juge saisi.
Un greffier ne peut pas reprendre un dossier pris en délibéré entre les mains du juge, cette lettre du greffier en chef à son subalterne ne peut engager la Cour Constitutionnelle, et ne peut s’imposer au juge. »
Un autre avocat confirme que l’audience de demain aura bel et bien lieu mais à la place du verdict, il y sera dit que le tribunal sursoit le traitement de la cause en attendant l’arrêt de la cour constitutionnelle sur l’exception d’inconstitutionnalite soulevée par le prévenu Kamerhe.
Et un autre avocat de renchérir:
» Cette correspondance est inopérante à ce stade et ne peut nullement empêcher aux juges de rendre leur décision demain », a fait savoir un autre magistrat.
Lorsqu’une affaire est prise en délibéré, le dossier physique est transmis aux juges endéans quarante huit heures pour prononcer le jugement .
Ce dossier n’est plus au greffe(secrétariat du Tribunal ).
Bien plus, pour qu’une exception d’inconstitutionnalité suspende l’instruction d’une affaire, on exige actuellement que soit produit l’accusé de réception de la requête en inconstitutionnalité déposée à la Cour constitutionnelle. Je conclus que cette correspondance audacieuse du greffier en chef n’est qu’un excès de zèle. Maître Kabengela essaie d’embrouiller les cartes. »
Et de conclure:
» Lisez bien la lettre, c’est un greffier qui écrit à un autre greffier et puis je doute de l’authenticité de cette correspondance. Cette lettre aurait eu tout son sens si le tribunal avait décidé de surseoir et que le dossier a continué à trainer au greffe ce qu n’est pas le cas. », a martelé le juge.
Le tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe devrait se prononcer ce samedi 20 juin sur le dossier 100 jours impliquant Vital Kamerhe, Samih Jammal et Ndoole Jeannot Muhima. Ils sont poursuivis pour détournements des deniers publics, blanchiment d’argent et corruption.
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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De la rue au chantier : A Kaniama Kasese, les ex-Kuluna construisent un hôpital d’exception
Kaniama Kasese franchit une nouvelle étape dans sa transformation avec l’implantation de l’hôpital Mama Denise Nyakeru-Tshisekedi, une infrastructure moderne qui vient compléter son modèle basé sur l’agriculture et la formation.

Construit sur instruction du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, cet établissement de santé incarne une vision de développement intégrée, où la production s’accompagne désormais d’une prise en charge efficace du bien-être humain.
Doté de 85 lits, dont trois chambres VIP, l’hôpital propose une offre de soins complète : maternité, médecine interne, chirurgie et hospitalisation. Son plateau technique de pointe comprend notamment un scanner à 128 coupes, des services modernes de radiologie et d’échographie, ainsi que deux blocs opératoires.
Entièrement digitalisé, l’établissement permet l’interprétation des examens à distance, ouvrant la voie à la télémédecine entre Kaniama Kasese, Kinshasa et même l’étranger.
Construit en un an et demi par d’anciens Kulunas réinsérés, ce projet symbolise également une transformation sociale forte. Supervisé par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, il est désormais ouvert à toute la population.
L’inauguration officielle par le couple présidentiel est attendue dans les prochains jours.
Adonikam Mukendi/Stagiaire UCC
