Politique
Le Grand Chef Constant Lungagbe : Le bâtisseur silencieux qui défie les normes établies
Dans le Haut-Uélé, une figure énigmatique se dresse, défiant les conventions et ébranlant les stéréotypes du pouvoir. Le Grand Chef Constant Lungagbe, réputé pour son silence éloquent, laisse ses actions parler plus fort que n’importe quel discours politique. En effet, jamais dans l’histoire du pays un homme extérieur au pouvoir n’a entrepris, avec ses propres ressources, la construction de plus de 100 km de routes pour désenclaver sa province.
Son œuvre transcende les frontières du Haut-Uélé, résonnant bien au-delà de ses limites territoriales. C’est cette détermination à agir, à transformer son environnement, qui a valu à Constant Lungagbe l’adoration inconditionnelle de la population locale. Son impact est tel que les autres chefs de terre l’ont coopté, reconnaissant en lui un leader naturel, un bâtisseur visionnaire.

Cependant, le Haut-Uélé est en proie à des tensions internes. La présence d’un chef rebelle, Corneille Nangaa Yobeluo, fils de la région, d’un côté, et le gouverneur sortant, frère biologique de ce dernier fils perdu de la province qui verse le sang de ses propres frères et candidat à sa propre succession, de l’autre, soulèvent des enjeux complexes.
La perspective de la balkanisation plane comme une ombre menaçante sur la région, exacerbée par le mutisme complice des autorités en charge de la gouvernance territoriale. Dans ce tableau tumultueux, Constant Lungagbe incarne à la fois l’espoir et la résistance, défiant les conventions politiques établies. Son obsession, c’est la protection de la terre de ses ancêtres qu’il a reçue en héritage et qu’il compte léguer plus prospère à sa progéniture.
Son dévouement à son peuple et sa détermination à construire un avenir meilleur pour le Haut-Uélé en font une figure emblématique, au-delà des clivages politiques et des intérêts personnels. Son silence parle pour lui, sa vision transcende les querelles de pouvoir, et son héritage reste ancré dans le sol de cette région troublée, prêt à éclore et à inspirer les générations à venir.
Mettre en lumière la singularité de Constant Lungagbe, sa contribution exceptionnelle au développement régional, et les défis complexes auxquels le Haut-Uélé est confronté est le seul moyen d’aider le chef de l’état Félix Tshisekedi à choisir les personnalités sur qui s’appuyer. En défiant les attentes et en restant fidèle à sa mission, le Grand Chef Constant Lungagbe incarne une voix dissidente, une force tranquille qui refuse de se plier aux pressions du statu quo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
