Analyses et points de vue
Le “fédéralisme” comme cheval de Troie de la balkanisation programmée du Congo
La manipulation émotionnelle sert un agenda macabre. L’offensive médiatique orchestrée autour des propos supposés de Patrick Muyaya ne constitue rien de moins qu’une opération de manipulation grossière visant à légitimer un projet inavouable : la destruction programmée de l’unité nationale congolaise sous couvert de “fédéralisme”.
L’affirmation selon laquelle le porte-parole du gouvernement aurait qualifié le Kivu de “portion insignifiante” du territoire relève de la malhonnêteté intellectuelle la plus absolue. Sortir une phrase de son contexte pour en faire un “symbole” de mépris systématique est la technique habituelle des faiseurs de sécession. La réalité, que ces manipulateurs occultent soigneusement, c’est que le gouvernement congolais a consacré plus de 35% du budget national à la sécurité dans l’Est depuis 2022.
Le gouvernement a déployé des milliers de soldats, et que des centaines de milliards de francs congolais sont investis chaque année dans les provinces du Kivu. La “petite portion” évoquée concernait la superficie géographique affectée par les conflits, certainement pas la valeur humaine ou stratégique de ces régions. Qui peut sérieusement croire que les promoteurs de ce “fédéralisme” soudain cherchent réellement l’équité territoriale ?
Leur véritable agenda transpire dans chaque ligne de leur manifeste : il s’agit d’instaurer un État dans l’État pour mieux préparer le référendum d’autodétermination. Leur modèle n’est pas la Belgique ou la Suisse, mais le Katanga de 1960 ou le Sud-Soudan de 2011. Leur objectif final est la mainmise exclusive sur les ressources minières du Kivu, permettant à leurs parrains internationaux de piller sans entrave nos minerais stratégiques.
Ces prétendus “défenseurs” de l’Est sont souvent les premiers à entretenir des liens troubles avec les forces étrangères qui arment et financent les groupes armés qui terrorisent nos populations. Leur soudaine compassion pour les victimes de Beni et d’Ituri sonne faux quand on connaît leurs complicités historiques avec les très réelles forces de déstabilisation. La fermeture temporaire de certaines agences bancaires – mesure de sécurité prise pour protéger les civils contre les attaques terroristes – devient dans leur narration un “acte de punition collective”.
Le NOTAM sur les aéroports – décision technique motivée par des impératifs sécurités – est transformé en “stratégie d’étranglement économique”. En essentialisant un prétendu “mépris de Kinshasa”, ces acteurs reproduisent exactement la rhétorique colonialiste qui a toujours présenté les Congolais comme incapables de vivre ensemble. Leur vision ethniciste et régionaliste est un poison bien plus dangereux que les maladresses verbales qu’ils dénoncent avec tant de théâtralité.
La vérité qu’ils refusent de voir, c’est que les souffrances de l’Est sont celles de TOUTE la Nation congolaise. Les morts de Beni sont nos morts. Les drames de Minembwe sont nos drames. Et c’est précisément cette unité dans l’épreuve qui rend leur projet de fragmentation aussi odieux. Le Congo n’a pas besoin de fédéralisme mais d’un État fort capable d’assurer sa souveraineté sur l’ensemble du territoire.
Il n’a pas besoin de référendums sécessionnistes mais d’institutions efficaces qui protègent tous les citoyens sans distinction. Derrière le masque du “fédéralisme” se cache le visage hideux de la balkanisation. Derrière les larmes de crocodile versées pour le Kivu se dissimule l’appétit vorace de prédateurs internationaux et de leurs complices locaux.
La réponse à apporter à cette offensive n’est pas dans les arguties constitutionnelles mais dans le renforcement résolu de notre armée, la réaffirmation de notre unité nationale et le dévoilement systématique des vrais responsables de l’insécurité à l’Est : le Rwanda et ses proxies. Le peuple congolais, dans sa sagesse millénaire, saura reconnaître les faux prophètes qui, sous couvert de le “libérer”, veulent en réalité l’enchaîner à de nouveaux maîtres. L’heure est à la vigilance, pas à la division.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
Peter Kazadi vs André Mbata : 2 zéros qui se disputent la première place du néant
Il faut vraiment avoir perdu tout sens des réalités pour se lancer dans une bataille de courriers alors que le pays brûle encore dans l’Est et que le peuple crève de faim. André Mbata Mangu et Peter Kazadi Kankonde, deux noms qui ne font trembler intellectuellement personne sauf peut-être les feuilles de papier qu’ils noircissent. Ils s’envoient des lettres pour savoir qui est le plus important.
L’un, André Mbata Mangu Premier Vice-Président honoraire de l’Assemblée nationale et Secrétaire permanent de l’Union sacrée pour la Nation, brandit ses diplômes comme un gri-gri. L’autre, Peter Kazadi Kankonde Vice-Premier ministre honoraire de l’Intérieur et député national, parle d’une expérience tellement nocive et inutile que personne ne voudrait s’en inspirer et surtout dont le pays n’a strictement pas besoin.
Mais pendant qu’ils se chamaillent sur leurs CV, les Congolais, eux, comptent les morts dans l’Est et les jours sans électricité. Ces deux hommes occupent pourtant des fonctions qui devraient servir à quelque chose. Mais quand on regarde leurs résultats, c’est le désert total. Leur querelle n’intéresse qu’eux-mêmes. Pour le reste du pays, c’est juste le spectacle affligeant de deux ignorants qui se battent avec des mots qu’ils ne comprennent même pas.
Le premier, le Professeur André Mbata, est un vrai magicien. Son tour préféré : dire une chose un jour, et son contraire le lendemain, sans jamais rougir. Tout le monde a vu les vidéos où il jure sur tous les saints qu’on ne peut pas toucher à la Constitution. Il disait que c’était un crime grave, impardonnable. Aujourd’hui, le même homme, avec le même sérieux, explique qu’il faut tout changer. Et il est convaincu que le peuple a une mémoire de thon rouge.

Ce n’est plus un professeur de droit, c’est un vendeur de pagnes au marché : le matin le tissu est rouge, le soir il est bleu, selon le client qui paie. Voilà l’élite congolaise qu’on nous présente comme un grand savant : un homme dont la parole ne vaut pas un vieux billet de 100 francs. Il sait parler dans les grandes universités à l’étranger notamment en Afrique du Sud, mais chez lui, il est incapable de dire la vérité quand elle dérange ceux qui le nourrissent.
Quant au deuxième, Honorable Peter Kazadi Kankonde, c’est encore pire. On se demande chaque jour comment un homme aussi vide a pu devenir avocat. Ses propres confrères rigolent derrière son dos tellement il ne maîtrise rien du droit. La preuve ? C’est lui qui a écrit le fameux papier “mandat spécial” donnant le pouvoir à Jean-Marc Kabund comme Président intérimaire de l’UDPS. Il avait alors oublié de mentionner la Constitution et les règles du parti.

Juste oublié. Comme on oublie d’acheter le sel au marché. Résultat : depuis 8 ans, l’UDPS est bloquée, sans président clair, à cause de l’erreur d’un homme qui se dit juriste. Et cet homme-là ose aujourd’hui donner des leçons d’expérience ? Mais quelle expérience ? Celle de tout casser par bêtise ? Ces deux-là ne sont pas des élites. Ce sont des naufragés de l’intelligence qui se noient dans un verre d’eau et qui trouvent le moyen de se vanter de savoir nager. Le peuple, lui, regarde ça, pleure de rage et de honte.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
