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Politique

Le FCC dénonce une « tragi-comédie » judiciaire : la plateforme de Kabila appelle à la résistance contre la dérive autoritaire et l’instrumentalisation du pouvoir

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Le Front commun pour le Congo (FCC), par le biais de sa cellule de crise, a publié un Communiqué Officiel cinglant en réaction au verdict de la Haute Cour Militaire, condamnant son autorité morale, Joseph Kabila. Le FCC dénonce non seulement la légalité de la procédure, mais surtout un glissement autoritaire où la justice et l’appareil étatique sont devenus des « instruments de pouvoir politique », appelant à une résistance intransigeante pour défendre les acquis démocratiques.

Le communiqué rappelle que, depuis près de quatre ans, le FCC a dénoncé la « restauration de la dictature » sous des formes modernes, une analyse qu’il estime confirmée par les faits. La plateforme accuse le pouvoir actuel de « Monarque absolu » qui gouverne par la « terreur ».

Le verdict de la Haute Cour Militaire est ainsi qualifié de « dernier acte de la tragi-comédie » et de « meurtre annoncé » orchestré sous le couvert de décisions judiciaires. Pour étayer sa mise en garde contre ce qu’il perçoit comme une violence étatique systémique, le communiqué évoque de manière polémique des événements sanglants du passé, tels que les massacres de Kilwa ou des fidèles de la secte Wazalendo à Goma.

*Courant moral et symbolique : L’attaque contre un Idéal*

Le FCC affirme que la condamnation prononcée, qualifiée de « procédure illégale de bout en bout », dépasse la question d’un simple individu. Selon le communiqué, il s’agit d’un verdict porté contre « tout un idéal, de toute une pensée politique » – celle qui a guidé des décennies de lutte congolaise pour l’alternance et la justice sociale.

Dans un langage solennel, le FCC déclare l’inacceptabilité de cette situation et lance un appel à la mobilisation, affirmant qu’il n’y a pas d’option face à ce qu’il nomme la tyrannie. La résistance est présentée non pas comme un choix politique, mais comme un « devoir constitutionnel ». La plateforme appelle ses partisans et le peuple congolais à devenir une « conscience collective vigilante » et à ne pas céder à la peur.

Au-delà de la contestation du verdict, le communiqué pose des exigences fondamentales pour la santé institutionnelle de la RDC :

Éthique et responsabilité. Le FCC insiste pour que la liberté de la presse, la justice et l’intégrité des institutions deviennent des repères effectifs dans la conduite de l’État.

Pression institutionnelle. Le texte appelle les autorités judiciaires, militaires et exécutives à rendre des comptes à travers des enquêtes transparentes et des confrontations démocratiques.

Mobilisation citoyenne. Le FCC se positionne en porte-flambeau de la « résistance tranquille » du peuple, l’exhortant à maintenir le cap du respect des droits et à revendiquer la vérité.

*Perspectives de Confrontation*

Signé par Raymond Tshibanda N’Tungamulongo, Président de la Cellule de Crise, ce communiqué renforce la ligne de fracture entre la plateforme de l’ancien Président et le pouvoir en place. La réaction du gouvernement, de la justice militaire, et de l’appareil sécuritaire aux accusations de « terreur » donnera la mesure de cette confrontation.

Pour le FCC, cette publication est un jalon dans une stratégie de long terme visant à exiger l’action et à contester la légitimité des décisions prises. Pour le citoyen congolais, l’enjeu ne se limite plus à des condamnations individuelles, mais concerne l’équilibre même de l’État de droit en RDC.

Félicien MK | CONGOPROFOND.NET

Actualité

Sanctions américaines contre Kabila : Jacquemain Shabani évoque « une conséquence logique » après une attente prolongée

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Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a réagi ce jeudi 30 avril à la décision des États-Unis visant l’ancien président Joseph Kabila. Il estime que cette sanction constitue « une conséquence logique, même si elle a tardé à venir », accusant l’ex-chef de l’État d’être à l’origine de la déstabilisation du pays.

Washington a inscrit Joseph Kabila sur la liste des personnes sanctionnées de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO. Les autorités américaines évoquent des liens présumés avec des groupes armés opérant dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo.

La mesure, prise en vertu de l’Executive Order 13413 modifié, prévoit le gel de tous les avoirs de l’ancien président sous juridiction américaine. Elle interdit également toute transaction entre lui et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Ces sanctions renforcent l’isolement financier et diplomatique de Joseph Kabila, dans un contexte politique et sécuritaire déjà marqué par de fortes tensions autour de la situation dans l’est du pays.

Exaucé Kaya

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