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Le développement du secteur culturel et créatif congolais post COVID-19 au cœur d’un nouvel ouvrage du Professeur Ribio Nzeza
« Culture au futur. Perspectives pour le développement du secteur culturel et créatif congolais » est le titre de l’ouvrage publié ce 24 janvier 2021 par le Professeur Ribio Nzeza Bunketi Buse, à l’occasion de la toute première journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante, et du quinzième anniversaire de l’adoption de la Charte de la Renaissance culturelle africaine.

La COVID-19 a incontestablement déstabilisé le secteur culturel et créatif dans le monde, en Afrique. Elle n’a pas non plus épargné la République Démocratique du Congo. Au lieu de s’attarder sur l’impact de la pandémie, il est nécessaire de se préoccuper des conditions de développement d’un secteur tant vanté mais pourtant oublié. Des pesanteurs externes et internes expliquent le frein à l’éclosion de son potentiel. Lesdites pesanteurs ont été épinglées grâce à des outils d’analyse exploités dans l’ouvrage. Pour tenter de s’en sortir, des perspectives de politiques et d’actions sont proposées. Quant à la mise en œuvre, la synergie Secteur public-Société civile-Secteur privé-Monde scientifique s’avère indispensable.
L’année 2021 à l’Union africaine est placée sous le thème « arts, culture et patrimoine : leviers pour bâtir l’Afrique que nous voulons ». L’ouvrage y consacre un chapitre dans lequel il en retrace l’itinéraire. Il identifie les défis et les problématiques à considérer par la République Démocratique du Congo lors de sa future présidence de l’organisation continentale, la deuxième de l’histoire. L’ouvrage aborde également dans un autre chapitre les contours de l’année internationale de l’économie créative au service du développement durable proclamée par les Nations-Unies.

Cet ouvrage intervient à la suite d’un précédent intitulé « La créativité au cœur de la diversité. Impact économique de la COVID-19 sur le secteur culturel et créatif en République Démocratique du Congo », publié par l’auteur en juin 2020. Les conclusions de ce dernier ont fait l’objet de conférences, d’articles de presse, d’émissions de télévision et d’une séance académique au Conseil Economique et Social.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
