Connect with us

À la Une

Le député Fontaine Mangala largue une bombe : « Constant Mutamba a détourné 51 millions de dollars ! »

Published

on

Le scandale prend une nouvelle tournure explosive. Alors que l’opinion publique peine encore à digérer les 19 millions de dollars évoqués dans un premier temps, c’est désormais un trou de 51 millions de dollars qui est évoqué dans le dossier explosif mettant en cause le ministre congolais de la Justice, Constant Mutamba. Une révélation fracassante signée Fontaine Mangala, député national élu de Kisangani, qui enfonce un peu plus la porte d’un ministère déjà assiégé par le doute.

C’est à travers une question orale avec débat, déposée à l’Assemblée nationale, que l’élu a lâché la bombe. Selon lui, le détournement présumé atteint des proportions vertigineuses, bien au-delà des montants initialement communiqués. La gestion des fonds destinés à l’indemnisation des victimes de la guerre de Kisangani réglée par l’Ouganda, fait désormais l’objet d’un intense brasier politique.

« Ce ne sont pas 19, mais 51 millions de dollars de fonds publics qui ont été engloutis dans ce que je considère désormais comme un vaste réseau de prédation institutionnalisée », a martelé Mangala. Une déclaration qui, si elle est confirmée par l’enquête parlementaire, pourrait précipiter la chute du ministre Mutamba, déjà fragilisée par une série de controverses.

Le procès de l’impunité

Au-delà de la personne de Mutamba, c’est la justice congolaise elle-même qui est interpellée. Comment un tel montant a-t-il pu disparaître sans qu’aucune alarme ne soit déclenchée ? Où sont passées les structures de contrôle interne ? Qui protège qui ? Autant de questions qui agitent l’opinion publique et mettent sous pression les plus hautes sphères du pouvoir.

Car ce n’est pas seulement un procès contre une ministre qui se profile, c’est le procès d’un système d’impunité qui gangrène les institutions de la République. Fontaine Mangala, en initiant cette procédure parlementaire, ne vise pas uniquement une tête : il exige un électrochoc institutionnel.

Vers une destitution ?

Dans les coulisses de l’Assemblée nationale, la fronde s’organise. Plusieurs députés, toutes tendances confondues, se disent prêts à exiger la destitution de Constant Mutamba si les faits sont avérés. Une motion pourrait être introduite dans les prochains jours, selon nos sources.

Le combat de Mangala ne fait que commencer. Et à travers lui, c’est peut-être une nouvelle page de la lutte contre la corruption qui s’écrit… ou se referme brutalement, comme tant d’autres avant elle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

À la Une

Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

Published

on

Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading